Girondins, ASSE - La lettre ouverte de Laurent Hess : « On ne vous oublie pas non plus Jean-Louis ! »
Gasset, à son époque stéphanoiseCredit Photo - Icon Sport
par Laurent HESS
RETROUVAILLES

Girondins, ASSE - La lettre ouverte de Laurent Hess : « On ne vous oublie pas non plus Jean-Louis ! »

Correspondant de But ! à Saint-Etienne, Laurent Hess profite de la victoire de l'ASSE chez les Girondins hier pour glisser un petit mot à Jean-Louis Gasset...

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« Une petite lettre Jean-Louis, ça faisait longtemps ! J'espère qu'elle vous parviendra, jusqu'à Bordeaux... Le déplacement des Verts en Gironde était pour moi l'occasion de vous dire que vous nous manquez ici, à Saint-Etienne. Depuis votre départ, l'ASSE a bien du mal à se relever même si cette victoire au Matmut fait un bien fou. Trois mois qu'on attendait ça, une éternité ! On finissait même par se demander si on n'était pas revenu là où on en était quand vous étiez arrivé il y a trois ans, après le 5-0 dans le derby, Garcia, Sablé... Mais en y repensant ce n'est même pas comparable tant l'ASSE faisait peur, à l'époque... Sinon je voulais vous dire que ces derniers jours j'ai reçu plein de textos de supporters : « Gasset, ça fait vraiment plaisir de le revoir ». Vos 18 mois à l'ASSE, la « remontada », la 4e place, personne n'a oublié. Cétait des bons moments. Ça jouait, ça gagnait, ça rigolait.

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Depuis votre départ, ça rigole et ça gagne quand même beaucoup moins

Après vos deux missions, vous étiez parti fatigué, « au bout du rouleau » même selon vos propres mots. On est tous contents de voir que vous vous êtes bien ressourcé à Montpellier et que vous allez bien, de voir aussi que vous avez toujours les yeux qui brillent quand vous évoquez Saint-Etienne. Ici, si on est nostalgiques, c'est aussi parce qu'en un an et demi, il y a eu l'épisode Ghislain (Printant) juste après votre départ et celui de Cabella, l'arrivée de Puel, ce parcours indigne en Ligue Europa, le départ de Beric, une 17e place en L1, le Covid, l'affaire Ruffier, les ventes record de Saliba et Fofana, la retraite de Loïc Perrin, les mises au placard de Khazri, Boudebouz, cette série de 11 matches sans victoire... Bref, ça rigole et ça gagne quand même beaucoup moins. C'est la dèche, sur le terrain et pas que puisqu'il paraît que les caisses sont désespérément vides malgré les 100 M€ glanés en deux ans avec les ventes de Selnaes, Cabella, Saliba, Beric, Honorat, Vagner, Gueye, Fofana et malgré deux emprunts. A ceux qui vous en tiennent pour principal responsable, vous avez répondu en rappelant votre bilan. En gardant le sourire. J'ai trouvé ça classe. Le foot en manque tellement aujourd'hui... Mais j'ai assez abusé de votre temps. On se voit au printemps Jean-Louis. En espérant que vos Girondins vous donneront quelques satisfactions d'ici là et que la situation sanitaire permettra au Chaudron de vous réserver l'accueil que vous méritez. A bientôt.»