par Benjamin Danet
ANALYSE

RC Strasbourg- ASSE (5-1) : erreurs, faiblesse, poisse, pourquoi les Verts ont déjà des allures de condamnés

L'ASSE, lanterne rouge de la Ligue 1, se déplaçait cet après-midi sur la pelouse du Racing Club de Strasbourg au stade de la Meinau. Quinze jours après le derby (1-1), et les espoirs engendrés, les joueurs de Claude Puel se sont lourdement inclinés, 1-5.

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La malchance du condamné ?

Il est parfois des signes qui ne trompent pas, ceux qui, notamment, se rattachent à une formation à qui rien ne réussit semaine après semaine et qui s'enfonce inexorablement dans les profondeurs de la Ligue 1. C'est le cas de l'ASSE, sans que ce soit nouveau. Mais le match du jour, en Alsace face au Racing Club de Strasbourg, a une fois encore démontré à quel point rien ne réussit aux Verts. Une première période bien maitrisée dans l'ensemble, un bloc compact, peut-mettre trop bas, mais aucune occasion offerte aux joueurs de Julien Stéphan. Puis, une faute de marquage, une seule et une de trop sur un corner strasbourgeois. Mahdi Camara lâche Maxime Lemarchand dans la surface de réparation et c'est l'ouverture du score (0-1, 26e.) Et que dire de la suite avec un but contre son camp de Zaydou Youssouf (0-2, 39e), alors que le danger était inexistant (Ajorque n'avait pas le ballon), et la blessure à la tête d'Etienne Greeen. Enième coup dur qui allait s'agrémenter de l'expulsion du même Youssouf, à la 43e, pour un tacle non dangereux, mais mal maîtrisé sur Ajorque. En quatre minutes, sans avoir démérité, l'ASSE était déjà au fond du trou, menée et réduite à dix. Un sentiment de déjà-vu qui prouve, si besoin était, qu'en dépit des efforts et des consignes respectées, rien ne va. Jusqu'à quand ? Telle est la question alors qu'il y a déjà urgence...

Boudebouz, petit éclair dans la grisaille

Revenu en grâce aux yeux de Claude Puel avant le derby, et on ne sait toujours pas pourquoi..., l'Algérien a prouvé que l'ASSE avait encore et toujours besoin de sa technique. Boudebouz balle au pied, c'est une possibilité de ballon dans le trou, de remise ou de décalage. Ce qu'il a fait 45 minutes durant en trouvant notamment Bouanga dans la surface de réparation (23e) ou en parvenant à éliminer er deux défenseur sur le côté gauche (17e) sans que Wahbi Khazri ne profite du festival technique. Seul regret, son incapacité à bien tirer les coups de pied arrêtés. Sorti par Claude Puel à la 64e minute, car plus discret au retour des vestiaires, Boudebouz est donc là. Et bien la. Une bonne nouvelle, si rare dans la grisaille ambiante à Sainté en ce moment.

Erreurs impardonnables, joueurs pas au niveau

Certes, affronter le Racing Club de Strasbourg en infériorité numérique n'est pas une chose aisée. Certes, les joueurs de Puel ont longtemps couru dans le vide et n'ont pas ménagé leurs efforts, eux qui croyaient à un possible miracle au retour des vestiaires, avant, et fort logiquement, que les Alsaciens profitent des largesses défensives de l'ASSE. Mais en dépit de ces circonstances atténuantes, demeure une évidence : certains Stéphanois n'ont pas le niveau. C'est en raison de coupables fautes de placement, d'un manque criant de technique et d'intelligence de jeu que Gameiro (69e, 3-1) et Ajorque (73e, 4-1) n'ont eu qu'à pousser le ballon au fond des filets. C'est en raison d'une faiblesse si apparente de la charnière centrale (Moukoudi, Nadé) que le peuple vert ne pouvait espérer grand chose. C'est en raison du manque de solutions que chaque match ressemble à l'autre. Gourna-Douath n'apporte rien, Aouchiche, non plus, et lui depuis son arrivée dans le Forez. Camara n'est pas un arrière latéral, Khazri, tout, sauf un avant-centre. Le Vert, on le sait, est la couleur de l'espoir. Il va en falloir des tonnes aux supporters des Verts pour croire au maintien cette saison. Eux qui ont quitté la Meinau quinze minutes avant la fin du match...

 

Pour résumer

L'ASSE, lanterne rouge de la Ligue 1, se déplaçait cet après-midi sur la pelouse du Racing Club de Strasbourg au stade de la Meinau. Quinze jours après le derby (1-1), et les espoirs engendrés, les joueurs de Claude Puel se sont lourdement inclinés, 1-5.

Benjamin Danet
Rédacteur
Benjamin Danet