ASSE : les approches du LOSC, la galère Braga, l'appel de Puel... Neyou se confie comme jamais !
Yvan Neyou avec Harold MoukoudiCredit Photo - Icon Sport
par Alexandre Corboz
ENTRETIEN VERITES

ASSE : les approches du LOSC, la galère Braga, l'appel de Puel... Neyou se confie comme jamais !

Dans une interview sur Instagram, Yvan Neyou est revenu sur son parcours singulier qui l'a amené jusqu'à l'ASSE l'été dernier.

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Révélation de la saison à l'ASSE, Yvan Neyou s'est longuement confié lors d'un entretien au compte Instagram Vista. L'occasion de revenir sur son parcours cabossé... Avec une franchise assez désarmante.

Lancé dans le grand bain à Sedan (National 1) après son échec au centre de formation d'Auxerre, le Camerounais est passé tout proche d'une première expérience en Ligue 1 : « Plusieurs clubs ont comme Lille et le Standard de Liège ont pris des renseignements sur moi et j’ai signé mon premier contrat pro avec le Stade Lavallois, qui jouait en Ligue 2 », raconte-t-il dans des propos retranscrits par le site de supporters Poteaux-Carrés.

Parti tenter sa chance à Braga, Yvan Neyou pensait avoir conquis l'entraîneur du club mais un départ de ce dernier vers le PAOK Salonique le renvoie en équipe réserve : « Je me suis dit que j’avais vraiment une poisse de fou. En l’espace de 2 ans, j’ai connu 4 coaches à Laval, 5 à Braga. Peu m’ont fait confiance mais ça vient sûrement de moi. À Laval Marco Simone et Jean-Marc Nobilo m’ont fait confiance. A Braga, Rui Santos et Abel Ferrera. Le fait de changer souvent de coach ne m’a pas aidé ».

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« Personne ne savait que j'étais en contact avec les Verts »

La chance tourne finalement l'été dernier quand Claude Puel l'appelle : « Dans ma tête je ne voulais plus vraiment retourner à Braga car ça ne s’était pas très bien passé. Parfois on ne respecte pas les jeunes, on ne leur donne pas la confiance qu’ils méritent. Parfois on les traite comme des moins que rien. Mais il me restait trois ans de contrat avec Braga. Le coach Puel me dit : « Yvan, j’aimerais te faire venir à Saint-Etienne, est-ce que ça t’intéresse ? » Moi : « Évidemment que ça m’intéresse ! Tu ne vois pas où je joue ? » (rires) Franchement, sur le moment je n’y crois pas. Je me dis qu’il va encore se passer un truc. Il ne va plus me rappeler, ne plus donner signe de vie. Mais je vois que ça parle, mon agent me rappelle. C’est donc réel, il y a un vrai intérêt ! Je me dis que c’est peut-être le début de la fin du cauchemar. Je le laisse le temps passer, je bosse, je me maintiens en forme. Finalement ça se finalise, je signe avec Saint-Etienne. Personne ne savait que j’étais en contact avec les Verts, aucun journal n’en avait parlé. Même ma mère et mes meilleurs potes n’étaient pas au courant. Ils le savent le jour où je signe ».