ASSE – L'oeil de Denis Balbir : « Le Prince Ravichak ? Ne pas penser que le sauveur débarque »
Roland Romeyer et Bernard Caïazzo vont regarder la candidature du Prince Ravichak.Credit Photo - Icon Sport
par Alexandre Corboz
OPINION

ASSE – L'oeil de Denis Balbir : « Le Prince Ravichak ? Ne pas penser que le sauveur débarque »

Chaque lundi, Denis Balbir revient sur l'actualité des Verts. Cette semaine, notre consultant est revenu sur la défaite contre Bordeaux et sur la rumeur du prince du Cambodge Ravichak.

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« Quand on regarde le classement, ça fait mal au cœur. C'est triste, dommageable. La tristesse vient de cette place (19e) bien sûr mais pas seulement... On se demande comment cette période peut déboucher sur une embellie. Aujourd'hui, Claude Puel doit composer avec certains cadres en méforme. On le voit avec Romain Hamouma qui n'est pas décisif comme il aurait dû l'être. On voit aussi que Saint-Etienne n'est pas aidé par l'arbitrage même si on ne peut pas se cacher derrière ça ou derrière les conditions météos pour expliquer la situation.

Quand on refait le scénario de tous les matchs, on se dit que Saint-Etienne n'est pas à sa place, que les Verts auraient mérités un tout petit peu mieux... A l'image de sa défaite contre Bordeaux (1-2) samedi soir, l'ASSE a raté des moments-clés. L'équipe a encore perdu un match à sa portée face à un adversaire direct. Il y a eu des déficiences au niveau du collectif. Saint-Etienne prend trop de buts, quasiment deux par match. Il y a une vraie vulnérabilité psychologique, technique et physique dans cette équipe. C'est un vrai souci quand on veut jouer le maintien ou plutôt la 10e place.

« Il ne faut pas tomber dans le catastrophisme »

S'il y a de la tristesse, il ne faut pas tomber dans le catastrophisme. D'autres équipes d'envergure au budget important comme Lille, Rennes ou Monaco galèrent aussi. Ce qui est embêtant c'est d'avoir raté le coche face à un adversaire du même championnat. Là, on va arriver à un calendrier très compliqué avec Monaco, Nice et Lyon. On peut penser que les Verts arrivent lanterne rouge à la prochaine trêve internationale. En espérant que le trou ne soit pas fait avec les autres à ce moment-là. Maintenant rien ne sert non plus de sombrer dans le fatalisme ou de tirer des conclusions hâtives. Si on part perdant d'avance, autant ne pas jouer les matchs. Jouons d'abord les matchs avec le meilleur état d'esprit possible.

Comme sur la fin de saison 2020-21, il va falloir trouver de vrais ressorts psychologiques pour ne pas revivre les mêmes galères. Parfois, il s'agit d'un déclic ou d'un grain de sable pour que la courbe s'inverse. Contrairement à l'an passé, l'ASSE n'a pas capitalisé d'entré avant de plonger... Il faut vite sortir de la zone rouge. Il ne faut pas oublier que Saint-Etienne avait dû son salut la saison dernière au fait que d'autres équipes comme Dijon, Nîmes ou Nantes tournent au ralenti. Là, malheureusement pour les Verts, les équipes que l'on voyait jouer le maintien (Clermont, Angers, Lorient, Troyes) ne sont pas décrochés et ont même plutôt bien géré leur début de saison.

« Le Prince Ravichak ? Avant de vendre, il faut de d'abord tout verrouiller »

Ces derniers jours, l'actualité de l'ASSE a aussi été marquée par les rumeurs de rachat du club par le Prince Ravichak du Cambodge. Personnellement, je pense qu'il faut rester méfiant. Ne pas penser que le sauveur débarque dans le Forez, que Cristiano Ronaldo va venir à Saint-Etienne... Avant de faire table rase et d'accepter les millions, il faut prendre le temps de tout regarder, de tout étudier. L'AS Saint-Etienne fait partie du patrimoine du football français. On a vu ce que la vente de Bordeaux avait occasionné et où en sont les Girondins aujourd'hui au niveau du bricolage.

Quand on vend un club à quelqu'un qui est totalement étranger au football, il faut d'abord tout verrouiller. Les amateurs de foot du dimanche, même les plus fortunés, ne peuvent pas s'improviser dirigeants de club. Tout le monde est d'accord pour que Saint-Etienne se dote d'une équipe exceptionnelle et tente à nouveau de jouer les premiers rôles. Moi le premier. Mais avant cela, il faut des garanties solides. Je préfère que l'ASSE joue la 10e ou la 15e place avec l'assurance d'une pérennité que de partir dans un deal totalement ubuesque, sans anticipation ni projet construit et qui peut s'avérer négatif sur la durée... »

La chronique ASSE de Denis Balbir

En difficulté sportivement après sa nouvelle défaite contre Bordeaux (19e), l'ASSE entre dans une phase critique avec un calendrier difficile. Dans le même temps, la vente s'est accélérée avec l'émergence d'une piste cambodgienne. Ce qu'en pense Denis Balbir.