ASSE – L’oeil de Denis Balbir : « Pas encore péril en la demeure »

Chaque lundi, Denis Balbir décrypte l’actualité de la Ligue 1 et des Verts. Retour sur les difficultés de l’ASSE face à Lille et contre l’OM.

« En regardant OMASSE (1-0) dimanche soir, j’ai appris plein de choses. J’ai appris que blesser un joueur n’était pas passible d’un carton rouge et que les tirages de maillot dans la surface de réparation ne donnaient pas penalty… Toutes les semaines, on apprend des choses sur l’arbitrage. Le Marseille – Saint-Etienne n’a pas fait exception. Mais, au-delà ça, j’ai quand même l’impression de voir une équipe stéphanoise à deux vitesses. Une équipe qui réagit plus qu’elle n’agit et qui est un peu maladroite dans le dernier geste. A Lille, on a eu un Bouanga peu réaliste. A Marseille, la poussée de la deuxième période n’a débouché sur rien. On avait coché ces deux dates dans le calendrier et ça se termine par deux défaites. L’entame de saison stéphanoise est embêtante mais elle n’est pas catastrophique. Oui, l’ASSE est 16e du classement mais à seulement cinq points du leader.

« Un gros chantier en perspective pour Saint-Etienne »

En ce début de championnat, Saint-Etienne renvoie l’image d’une équipe avec beaucoup de bons footballeurs mais avec un collectif qui ne fonctionne pas. Avec la victoire à Dijon, on a eu l’impression que la mayonnaise avait pris. Il faut croire que c’était une illusion. Est-ce un problème physique ? Est-ce un souci de cohésion au sein du groupe du fait du nombre important de changements dans l’effectif ? Toujours est-il qu’il faut apporter des ajustements rapidement car le calendrier va se charger avec la Coupe d’Europe. Il n’y a pas encore péril en la demeure – l’équipe n’est pas décrochée – mais il y a un gros chantier en perspective pour Saint-Etienne. Après quatre journées, c’est trop peu d’afficher une seule victoire.

J’ai peur que ce match nul contre Brest pèse vraiment dans la première partie de saison des Verts. On n’avait pas le droit de perdre deux points contre un promu à la maison en sachant qu’il y avait deux déplacements difficiles à gérer derrière…

« Khazri ne peut pas avoir perdu ses qualités du jour au lendemain »

Dans cet effectif stéphanois, les états de forme de Ryad Boudebouz ou Wahbi Khazri inquiètent. Je peux le comprendre. On avait l’habitude de pouvoir compter sur des joueurs décisifs. Ils ne le sont plus et certains sont même pris en grippe par le public comme on a pu le voir face à Brest. Même si les joueurs doivent se remettre en question, aux supporters de ne pas oublier ce que ceux qu’ils critiquent ont mouillé le maillot par le passé.

Ne brûlons pas trop vite les idoles d’hier. A mon sens, le plus important est de prendre du recul, trouver le problème puis le régler. Un joueur comme Khazri ne peut pas avoir perdu ses qualités du jour au lendemain… La trêve internationale va faire du bien à tout le monde. »

Recueilli par Alexandre CORBOZ