OM – L’oeil de Denis Balbir : « Dario Benedetto, un joueur de cycle »

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Chaque lundi, Denis Balbir décrypte l’actualité de la Ligue 1. Notre consultant s’attarde sur Dario Benedetto et son réveil avec l’OM.

« Cette saison, il ne peut rien arriver à l’Olympique de Marseille. Il y a une semaine, les hommes d’André Villas-Boas étaient battus au Vélodrome par Nantes (1-3), ils ont repris des couleurs en allant s’imposer sur la difficile pelouse des Costières face à Nîmes (3-2). L’OM dégage quand même une certaine force. Il suffit que le coach portugais titille un peu son attaquant Dario Benedetto pour que ce dernier s’offre un triplé…

Quand tout va dans un club, cela se sent. Quand ils ont perdu face à Nantes, on nous sortait la thèse de l’accident. Ce succès valide cette explication. Je n’ai aucun doute là-dessus : Marseille ira en Ligue des Champions et sera (normalement) deuxième du championnat. Cette saison, l’OM a la chance d’avoir une équipe stable, un entraîneur avec une vraie ligne directrice… Marseille travaille bien et ce n’est que justice. Malgré un effectif très court en quantité, l’OM aura simplement été plus régulier que ses rivaux. Il faut aussi souligner l’excellente saison de Steve Mandanda. Les Phocéens disposent d’un gardien qui leur fait gagner des points. Ce que Stéphane Ruffier n’a pas fait à l’ASSE par exemple…

« Benedetto n’a jamais été critiqué sur sa combativité mais sur son manque de réalisme »

Je voulais aussi faire une aparté sur Dario Benedetto. Un joueur qu’on a vite encensé à ses débuts et descendu tout aussi vite quand la confiance commençait à le fuir ces derniers mois. Au final, après 27 journées de championnat, l’ancien buteur de Boca Juniors affiche 11 réalisations et se rapproche de l’objectif fixé de 15 buts. Un joueur qui a été bien managé de A à Z par André Villas-Boas. Pour moi, Benedetto est comme beaucoup d’attaquants : un joueur de cycle, qui marche à la confiance. Ces derniers mois, il était un peu dans le doute. Son coach ne l’a jamais lâché mais lui a quand même mis la pression ces derniers jours. Samedi, il a répondu à Nimes avec trois buts, tous dans des registres différents.

Depuis son arrivée à Marseille, il faut reconnaître un mérite à Benedetto : il n’a jamais rechigné à la tâche. Comme tout bon sud-américain, il a toujours fait preuve à beaucoup de combativité. Il était surtout critiqué sur son manque de réalisme. Contre Nîmes, il a été très efficace à l’extérieur, à l’aune du sprint final. C’est ce qu’on attend d’un joueur de cette qualité-là. Je pense qu’il atteindra ses objectifs collectivement et individuellement. »

Alexandre Corboz

Journaliste à But! depuis 2008