PSG – L’oeil de Denis Balbir : « Cette défaite, c’est la faillite d’un entraîneur »

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Au lendemain de chaque grande date européenne, Denis Balbir décrypte les performances des clubs français. Focus ce mercredi sur Borussia – PSG.

« Mardi soir, le PSG jouait un match qui avait valeur de révélateur face au Borussia Dortmund au Signal Iduna Park. Paris a perdu (1-2). Thomas Tuchel a perdu ce match. Pour moi, c’est la faillite d’un entraîneur qui n’a pas su aborder ce match comme il le fallait au niveau de sa composition d’équipe, au niveau de sa gestion du groupe…

« Neymar avait besoin de répéter ses gammes avant »

Beaucoup estimaient que c’était normal d’économiser des joueurs contre Amiens, Lyon et consorts en prévision de cette échéance. Cela devait être bénéfique pour arriver frais à ce grand rendez-vous. On s’aperçoit aujourd’hui que même un Neymar, que le PSG a tout fait pour ménager, réclamait de jouer. Quand on a comme lui un jeu basé sur la vitesse, la percussion et la précision, on a besoin de rythme. Besoin de répéter ses gammes.

Cette défaite tient aussi de la fragilité défensive du Paris Saint-Germain. En seulement un mois et demi en 2020, la défense francilienne a déjà encaissé autant de buts que lors de toute la première partie saison. L’arrière-garde est à nouveau friable. Avant le match, tout le monde prenait Erling Haaland à la légère. On se disait que le jeune Norvégien s’éclatait en Bundesliga mais qu’il ne serait pas aussi efficace sur une phase finale européenne. Sa réponse a été claire. A deux reprises, il s’est joué de Thiago Silva, Marquinhos et Presnel Kimpembe.

« Ai-je perdu mon optimisme ? Oui, forcément »

Malgré sa faillite en Allemagne, le Paris Saint-Germain n’est pas éliminé. Ce but marqué à l’extérieur lui laisse tous les espoirs. Maintenant je pense que Dortmund est en capacité de marquer des buts au Parc. Il faudra faire un très grand match dans trois semaines pour espérer voir les quarts. La chance de Paris, c’est quand même de pouvoir disposer de l’appui de son public mais dans tous les cas, il va falloir être très bon pour renverser cette belle équipe du Borussia.

Est-ce que j’ai perdu mon optimisme de ces dernières semaines après ce Dortmund – PSG ? Oui forcément. En Allemagne, je pensais que Paris était en capacité de marquer autant voir plus de buts que le Borussia. A 2-2, cela n’aurait pas été pareil. Je pensais que Kylian Mbappé et Neymar allaient être meilleurs, plus précis. Je voyais le milieu de terrain plus costaud, la défense plus sérieuse… Les signes donnés par le PSG ces dernières semaines se sont sérieusement étiolés. On se rend finalement compte que Paris reste une équipe friable quand elle est bousculée… »

Alexandre Corboz

Journaliste à But! depuis 2008