PSG – L’oeil de Denis Balbir : « Neymar, Mbappé, Cavani… Les premiers couacs de l’ère Tuchel »

PSG : Mercato, Rabiot, Weigl...Thomas Tuchel répond à tout

Chaque lundi, Denis Balbir décrypte l’actualité de la Ligue 1. Retour sur les premiers points perdus par le PSG en Ligue 1 sur la pelouse de Bordeaux (2-2).

« Dimanche soir, le PSG a perdu ses premiers points de la saison sur la pelouse des Girondins de Bordeaux (2-2). Après la rencontre, j’ai vu des Parisiens nerveux. C’est logique. On ne peut pas être content quand on se fixe un challenge de victoires et qu’on se fait gratter cet objectif à l’extérieur. Bravo à Bordeaux, bravo à Ricardo pour son bon coaching et l’entrée d’Andreas Cornelius, auteur du but de l’égalisation sur la fin.

« Neymar, Mbappé… Je ne comprends pas pourquoi on a tiré sur la corde »

Après, sur ce match, il y a quand même quelque chose qui me dérange. Autant j’ai souvent loué le coaching et les choix de Thomas Tuchel, autant j’ai apprécié l’issue du match de Coupe d’Europe du PSG face à Liverpool (2-1) et l’audace tactique dont Paris avait fait preuve, autant certains choix de dimanche m’ont surpris. Même si c’est toujours facile de parler à posteriori, je ne comprends pas pourquoi on a tiré sur la corde. On sait très bien que Paris sera champion alors je ne comprends pas trop cette volonté farouche de gagner tous les matches quitte à mettre en danger l’intégrité physique de ses joueurs vedettes. A mon sens, cela n’est pas non plus très grave de perdre deux points à Bordeaux quand on a la certitude de soulever le titre de champion en fin de saison. Paris s’est vraiment mis en danger tout seul. Dimanche, Kylian Mbappé a marqué mais beaucoup souffert, Neymar est sorti sur blessure… Pour moi, il y a eu une mauvaise gestion du staff technique qui a laissé dans le même temps Edinson Cavani pendant 90 minutes sur le banc.

« On est en train de créer un problème Cavani »

J’ai le sentiment qu’on est en train de créer un problème avec le Matador. Il n’y a qu’à voir sa tête sur les gros plans du banc parisien à Bordeaux pour se rendre compte que Cavani n’était pas si heureux que ça d’être invité à souffler. Cela peut créer une cassure. On ne parle pas de n’importe qui. C’est quand même le meilleur buteur de l’histoire du club, un joueur important pour les supporters. Je peux comprendre qu’on préserve un joueur lorsqu’il affiche un coup de moins bien. Mais pas quand ce choix impose de faire jouer des stars usées, fatiguées et proches de la rupture physiquement. Entre Cavani et le cas Rabiot, le PSG va avoir quelques dossiers chauds à régler en coulisses.

« L’utilisation globale de la VAR en Ligue 1 est un échec »

A Bordeaux, j’ai aussi entendu Thomas Tuchel se plaindre des deux penaltys oubliés par la VAR ou plutôt par Monsieur Franck Schneider qui n’a pas jugé bon de faire appel à son car régie pour revoir les images sur Neymar et Choupo-Moting. Plus qu’une défaillance isolée, cela démontre surtout que la VAR ne sert à rien. J’entends bien les défenseurs de la vidéo me dire que la VAR a permis de siffler des penaltys oubliés dans tel match ou de retirer un but non valable dans un autre. Mais le fait est que le système n’est pas au point. Combien de fois on a vu des matchs basculer de toute façon sur l’avis d’un arbitre préférant juger seul plutôt que d’utiliser l’outil ? A quoi ça sert d’avoir des personnes dans un car payés à boire un café quand on se montre sélectif dans son utilisation de la vidéo ? Ce Bordeaux – Paris est aussi une preuve de l’inutilité totale de la méthode. Le PSG a été clairement lésé au Matmut Atlantique mais c’est l’utilisation globale de la VAR qui est un échec en Ligue 1. »

Recueilli par Alexandre CORBOZ