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FC Nantes : le onze type des Canaris lors de leur dernière descente en Ligue 2
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par Alexandre Corboz
DESCENTE AUX ENFERS

FC Nantes 2021 – RC Lens 2008 : des similitudes dans un scénario catastrophe ?

Le FC Nantes de 2021 peut-il vivre la même descente aux enfers que le RC Lens de 2008 ? Nous avons demandé son avis à Gervais Martel, président des Sang et Or à l'époque.

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Dix-neuvième de Ligue 1 à six journées de la fin, le FC Nantes a statistiquement 81% de chances de finir dans les trois derniers du championnat. Si les Canaris peuvent toujours se sauver grâce aux barrages ou à une (hypothétique) 17e place, les hommes d'Antoine Kombouaré vont vivre un sprint final nerveusement compliqué alors que l'équipe visait initialement le Top 10 et n'a pas du tout été bâtie pour vivre ce genre de saison galère.

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Un grand nom du football français qui se retrouve au bord du gouffre avec un budget et un effectif censé le mettre à l'abri de ce genre de bataille, cela rappelle étrangement un autre naufrage important vécu en ce début de XXIe siècle : celui du RC Lens de 2008. Une chute dont Gervais Martel se souvient encore aujourd'hui : « Quand un club de grand standing tombe en deuxième division, c'est dur car c'est souvent imprévu. Derrière cette relégation, on a eu beaucoup de mal. On ne s'en est jamais vraiment remis. Nantes n'en est pas encore là. L'équipe peut encore jouer les barrages, s'en sortir. Mais c'est quoi qu'il arrive une situation terrible à vivre ».

L'ancien président du RC Lens se souvient de l'engrenage terrible qui avait suivi : « Quand tu plonges en Ligue 2, tu passes d'un budget qui est assuré par les droits TV à une manne divisée par trois ou quatre ». Outre la constitution d'un budget, qui sera difficile pour Waldemar Kita, ou son successeur (probablement lâché par des sponsors), l'écriture d'un avenir sportif est d'autant plus difficile qu'il se conjugue avec des paramètres nouveaux liés à l'époque : « Cette année, c'est encore plus dur avec l'incertitude autour du contrat de droits TV. Avant, il y avait encore trois places pour monter. Maintenant on en est à 2+1 avec un barrage. Ce n'est pas simple. Maintenant, cela fait partie de la beauté du sport et il faut l'accepter ou ne pas s'engager dans le foot », assène celui qui est aujourd'hui consultant à L'Equipe TV.

Martel : « Les deux situations ne sont pas comparables selon moi »

Lancé sur la similitude entre le RC Lens de 2008 et le FC Nantes de 2011, Gervais Martel ne voit pas d'autre analogie que la structure des clubs et le fait qu'il s'agisse d'entités historiques de Ligue 1 avec un fort vivier de supporters : « Les deux situations ne sont pas comparables selon moi. Nantes ne sort pas d'une grosse saison. A part quelques doux rêveurs, personne ne voyait le FC Nantes jouer le Top 5 cette saison. Les Canaris n'avaient pas sur le papier une équipe pour jouer le haut de tableau. A Lens, ce n'était pas du tout pareil. En 2007, on sortait d'une qualification européenne et on visait de jouer les cinq premières places. On a surtout été victimes d'une malchance incroyable sur la saison. On a des blessures aux moments-clés (Dindane, Rémy), il y a cette finale de Coupe de la Ligue maudite qu'on perd face à Paris, avec l'histoire de la banderole... A l'époque, on comptait trois matchs en retard et personne n'avait peur pour nous. Sauf qu'on prend un point sur neuf possibles et on se retrouve à lutter pour ne pas descendre avec le PSG sur la dernière journée ».

Concernant le FC Nantes d'aujourd'hui, Gervais Martel ne souhaite qu'une chose pour son ami Antoine Kombouaré : que le message du Kanak passe bien auprès du vestiaire. « J'espère que les joueurs ne sont pas trop cons et auront bien compris qu'ils jouaient leur vie. Maintenant, quand on a dit ça... Ce n'est pas parce qu'on vous donne 10 M$ que vous allez parler russe dans le quart d'heure. Etre motivé, c'est une chose. Se sauver, ce n'est pas aussi simple que ça ».

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