FC Nantes : Denoueix délivre un message d'espoir aux supporters des Canaris
Raynald DenoueixCredit Photo - Icon Sport
par Raphaël Nouet
RENAISSANCE

FC Nantes : Denoueix délivre un message d'espoir aux supporters des Canaris

Le célèbre ancien entraîneur du FC Nantes Raynald Denoueix estime que les Canaris peuvent retrouver les sommets, même si les données économiques sont prépondérantes de nos jours.

Depuis plus de dix ans que Waldemar Kita a racheté le FC Nantes, la Maison Jaune va de déboire en déboire. Plus de trophée, plus de qualification européenne, plus de grand joueur, des relégations, peu de frissons… A mesure que les Canaris s'enfonçaient dans la médiocrité, l'argent a pris une place prépondérante dans le monde du football, si bien qu'aujourd'hui, on ne voit pas le FCN retrouver les sommets de sitôt. Mais dans un entretien au site maisonjaune.org, le mythique Raynald Denoueix a apporté un message d'espoir à l'ensemble de la famille nantaise.

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"Si nous avons été capables d'être champions en 2001…"

"On ne sera plus jamais champion. Lorsque j’ai récupéré les pros, en 1997, j’ai souvent entendu ces mots. Certains ne se gênaient pas pour le dire devant moi. D’autres, et ils étaient sans doute plus nombreux le faisaient hors de ma présence. Si nous avons été capables d’être champions en 2001, je ne vois aucune raison pour que le club ne soit plus en mesure de le refaire, à nouveau. Toutefois, aujourd’hui nous ne sommes plus tout à fait dans la même réalité économique. Un entraîneur ne dispose plus du même temps pour construire une équipe."

"La réalité économique écrase le sportif, mais on dit que l’art naît de la contrainte et meurt de la liberté, alors !!!! En 1997, c’était le départ de Japhet N’Doram et de Claude Makelele, mais aussi ceux de Eddy Capron et Christophe Pignol. Et depuis, des années c’était la même situation. Le club devait vendre au moins deux joueurs de talent pour être en capacité de recruter. Coco ne pouvait s’y faire. On veut toujours progresser !!!. Maintenir l’équilibre était plutôt devenu la règle. Quand on est sur un fil, attention !!!. Bordeaux, le Matra Racing et Marseille disposaient de moyens conséquents et Nantes n’était pas, sur ce plan, en mesure de rivaliser. Certes, à l’époque le mercato d’hiver n’existait pas. La stabilité des effectifs existe de moins en moins, le temps encore moins… Le prochain match, c’est parfois déjà l’urgence et l’obligation de gagner, sinon c’est la crise. On n’a pas le droit de perdre."