FC Nantes : pourquoi les Canaris ont si logiquement perdu face à Nice (1-2)
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par Benjamin Danet
Mauvaise opération

FC Nantes : pourquoi les Canaris ont si logiquement perdu face à Nice (1-2)

Le FC Nantes disputait un match crucial dans l'optique du maintien en Ligue 1 cet après-midi face à l'OGC Nice. Résultat, des Canaris empruntés et dominés, dans le jeu, battus par une équipe niçoise (1-2) largement supérieure techniquement.

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Un début de match calamiteux

On ne sait si les hommes d'Antoine Kombouaré ont un souci avec les matches à 15 heures. Ou si la pression du maintien, et d'une éventuelle descente en Ligue 2, les tétanise. Mais de toute évidence, il n'y avait qu'une seule formation au coup d'envoi sur la pelouse de la Beaujoire. Et ce n'était pas le FC Nantes. L'OGC Nice a donc pu profiter de la léthargie des Canaris et des fautes ahurissantes à un tel niveau. Dans l'ordre, un ballon perdu par Pallois d'entrée de jeu (1ere). Un pénalty qui aurait du être sifflé pour une faute de main de Girotto (5e).Une frappe de Kamara (7e), bien captée par le portier nantais. Des ballons perdus dans l'entre-jeu et une faute aussi bête qu'inutile d'Aboulaye Touré sur Thuram (10e) avec un pénalty logique et transformé par Dolberg (0-1, 11e). Il aura fallu attendre la 16e minute et une percée de Moses Simon pour enfin voir les Canaris dans la surface de réparation de l'OGC Nice. Pas acceptable.

Moses Simon, un éclair dans le néant

Exception faite d'Alban Lafont, qui a maintenu le score à 0-2 puis 1-2 au cours du premier acte grâce à des interventions décisives, le meilleur joueur nantais n'a vraiment pas été compliqué à trouver. Il s'agit du Nigérian Moses Simon, débordant d'énergie sur son aile gauche et mettant au supplice Jean-Clair Todibo. Simon n'a eu cesse de provoquer des duels et de les remporter, parvenant à mettre un semblant de danger dans la défense azuréenne alors que les Canaris ne voyaient pas le jour. C'est Simon qui conduit d'ailleurs à la réduction du score de Touré, après une faute provoquée et un coup-franc vicieux qui poussait Saliba à ne pas contrôler le ballon. Lafont-Simon, seul ticket gagnant pour Kombouaré qui a pu regagner le vestiaire avec un petit but de retard. Un miracle au vu de la prestation d'ensemble des Nantais. 

Quand la réussite vous laisse un ultime espoir...

Il était donc dit que le FCN allait rater face à Nice ses deux entames. Car après la première période, les Canaris sont également revenus du vestiaire complètement amorphes. Et c'est un miracle que l'OGC Nice n'ait pas fait le break sur deux occasions nettes. Mais Lees-Melou, d'une magnifique frappe enroulée du gauche, trouvait le montant de Lafont (48e). Et sept minutes plus tard, bien servi par Gouiri, Maolida ne réussissait pas à accrocher le cadre. Heureusement pour Kombouaré, le formation niçoise, qui manque cruellement d'expérience, est joueuse et sans doute trop joueuse. Ne parvenant pas à conserver le ballon, ni à concrétiser, les Aiglons ont donc laissé aux Nantais l'opportunité de recoller au score. Rien de très marquant, certes, les attaquants du FCNA étant trop discrets (Kolo Muani a été transparent), mais Pallois (74e), Traoré (78e) et Blas (85e) auraient pu permettre aux Canaris d'accrocher un petit point. Clairement, cela se serait apparenté à un miracle.