FC Nantes - RC Lens (2-4) : les Canaris au fond du trou, les Sang et Or en pleine bourre, un monde les sépare
par Benjamin Danet
Coupe de France

FC Nantes - RC Lens (2-4) : les Canaris au fond du trou, les Sang et Or en pleine bourre, un monde les sépare

Le FC Nantes accueillait le RC Lens en 32e de finale de la Coupe de France. Résultat, une nouvelle prestation catastrophique et une élimination d'entrée.

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Engagement, agressivité, technique, les Canaris n'y sont plus...

...et forcément, certains se demandent si les joueurs de Gourcuff, puis de Domenech, y ont été depuis plusieurs semaines. Alors qu'ils avaient montré un visage intéressant à Saint-Etienne (1-1), en Ligue 1 il y a une semaine, les Nantais sont cette fois totalement passés à travers. En cause, notamment, un manque d'agressivité coupable, une envie disparue et une technique à (totalement) revoir. Symboles de ces innombrables défaillances, deux des trois buts lensois en première période avec Appiah et Pallois totalement dépassés sur les départs de Claus et de Jean.

Et que dire du but de Doucouré, jamais mis sous pression aux abords de la surface et s'offrant tranquillement une frappe de vingt mètres. Visage similaire, et consternant, au retour des vestiaires avec une formation qui, à la seule exception de Bamba, s'est montrée incapable de se révolter et d'enchaîner plusieurs occasions franches. Comme un symbole, le quatrième but lensois avec, au départ, Kolo-Muani qui tombe sur le ballon et ne se relève pas. On souhaite d'ores et déjà bonne chance au successeur de Raymond Domenech...

Bamba, rare éclaircie et petite revanche

S'il fallait une preuve que le nombre d'attaquants aligné au départ d'un match n'est en rien une garantie de succès, le FC Nantes l'a donnée. Certes, Appiah (11e) et Corchia, sur coup-franc (15e) ont certes crée un semblant de danger au cours des 20 premières minutes, mais ils sont...défenseurs. Au contraire de Ndilu, Kolo-Muani et Bamba, transparents en début de match avant qu'un éclair de génie, et un sérieux rappel du jeu à la Nantaise, intervienne à la 23e minute. À la sortie d'une touche, Chirivella combinait avec Corchia qui, en une touche, trouvait Kolo Muani dans la profondeur. Ce dernier centrait aussitôt en retrait sur Bamba qui concluait du plat du pied droit (1-0). Sacrée revanche pour l'attaquant des Canaris, écarté des semaines durant par Raymond Domenech et qui devait même rejoindre Amiens lors du mercato d'hiver. Kader Bamba, qui aura été auteur d'un doublé (2-4, 63e), restera le seul Nantais à avoir été à la hauteur. Bonne nouvelle, il fera désormais sans Raymond Domenech, limogé pendant le match.

Le Racing, en pleine confiance, tourné vers l'avant

Leca, Fofana, Sotoca et Kakuta sue le banc de touche, Franck Haise avait décidé de faire tourner son effectif pour ce 32e de finale de Coupe de France. Sans que cela affecte le rendement d'une équipe empreinte de confiance qui ne cesse d'aller de l'avant. On l'a vu à la Beaujoire, et notamment avec Mauricio, qui a toujours cherché dans les espaces Jean et Kalimuendo. On l'a également vu avec Sylla et Claus, enclins à prendr(e la profondeur au moindre mouvement. Et c'est justement parce que le Racing est empreint de confiance, et de certitudes, que les joueurs n'ont pas accusé le coup à l'ouverture du score. Deux minutes plus tard, bien servi par Cahuzac, Clauss déposait littéralement Appiah et centrait pour Jean qui trompait Petric (1-1). A la 34e minute, Mauricio se baladait entre les lignes et servait Kalimuendo qui, se retournait, et donnait à Doucouré qui décochait une frappe croisée à ras de terre pour tromper Petric (2-1). En dix minutes, et avant que Jean ne fasse le break (3-1, 38e), le Racing était revenu à hauteur. Sans aucune difficulté. 

Mauricio-Jean, dans tous les bons coups

Deux buts, une passe décisive, Corentin Jean a pleinement profité des minutes offertes par son entraîneur, Franck Haise. Lui qui est (beaucoup) plus souvent sur le banc de touche en Ligue 1 a fait preuve, cet après-midi, d'envie et d'une adresse technique lui permettant d'être dans tous les bons coups. Au même titre, d'ailleurs, que Tony Mauricio, titulaire cette saison en championnat à une seule reprise. Facile, très facile même, avec son pied gauche, auteur de remises justes et d'une parfaite lecture du jeu, Mauricio a montré à son entraîneur qu'il pouvait compter sur lui cette saison.