FC Nantes – RC Strasbourg (0-4) : Lafont crie à la catastrophe, Gourcuff fataliste sur son sort
Christian GourcuffCredit Photo - Icon Sport
par Alexandre Corboz
REACTIONS A CHAUD

FC Nantes – RC Strasbourg (0-4) : Lafont crie à la catastrophe, Gourcuff fataliste sur son sort

Ce dimanche, le FC Nantes a sombré contre le RC Strasbourg (0-4). Un résultat qui sonne quasiment le glas de Christian Gourcuff...

A l'issue de la défaite, Alban Lafont s'était aussi exprimé à chaud au micro de Téléfoot, pour un vibrant coup de gueule face à la situation : « C’est très compliqué. Ce que l’on propose en ce moment, c’est catastrophique. On n’a pas le droit de jouer à un tel niveau. Franchement, j’ai honte. Ce n’est pas le coach qui est sur le terrain, c’est nous. Il faut que l’on discute entre nous pour une remise en question totale parce que si on continue comme ça, ça va être très compliqué. En ce moment, c’est catastrophique. On va lutter toute la saison et on va se mettre en danger, forcément. Moi, j’ai joué le maintien avec Toulouse, je sais que c’est difficile ».

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Gourcuff remet son sort entre les mains des dirigeants

La suite de l'opération maintien, ce sera probablement sans Christian Gourcuff... En conférence de presse, le technicien breton ne se faisait d'ailleurs plus guères d'illusions sur son sort : « Est-ce que je serai là au prochain match ? Posez la question aux personnes à même de répondre. J’ai un contrat. Je suis venu ici pour donner un coup de main. Si je ne conviens pas, ce n’est pas un souci. Ça fait partie du boulot ».

Concernant le match en lui-même et la dégradation de la situation, le coach nantais s'avouait un peu désarmé : « On connaissait l’enjeu et son importance. Quand ça se termine comme ça, c’est qu’il y a quelque chose qui cloche. Dans cette situation, il n’y a pas trente-six solutions : où on plonge où on remonte. Ça ne peut pas être pire que là. Il n’y a pas eu de révolte ou de réaction. Sinon, c’est une forme de suicide. Il y a de l’impuissance. On essaie de jouer dans vraiment être dangereux. Cette deuxième mi-temps, au-delà du score, qui laisse un goût très, très amer. Les aspects individuels passent au second plan. La priorité, c’est le club. On doit avancer en essayant de faire fi des états d’âme. L’énervement ne doit pas entraver la lucidité (…) Le problème, ce n’est pas moi. S’ils trahissent quelque chose, c’est leur club (…) Je connais le foot et je sais qu’il peut se passer, mais aussi ce qu’il peut ne pas se passer. Il faut réenclencher cette marche avant. La clé, ce sont les joueurs qu’ils l’ont. C’est une question de volonté, de personnalité et d’ambition ».