FC Nantes : un Canari milite contre le calendrier infernal post-Covid
Dennis AppiahCredit Photo - Icon Sport
par Alexandre Corboz
COUP DE GUEULE

FC Nantes : un Canari milite contre le calendrier infernal post-Covid

Dennis Appiah (FC Nantes) brise un tabou en s'élevant contre la cadence infernale imposée aux internationaux pour faire face à un engorgement du calendrier post-Covid.

Devenu important dans le onze de Christian Gourcuff, Dennis Appiah est souvent envoyé au front du côté du FC Nantes. Il faut dire que l'ancien latéral droit d'Anderlecht et de Caen est plutôt à l'aise face aux micros. De nature discrète, le natif de Toulouse sait aussi prendre des positions fortes comme il l'a prouvé à l'occasion d'un entretien à Ouest-France où il s'est élevé contre le « rythme infernal » du calendrier.

« Les internationaux, engagés en Ligue des champions, jouent tous les trois jours. Moi, quand je disputais la coupe d’Europe, on jouait tous les trois jours mais on avait la trêve internationale pour se reposer car je n’étais pas appelé en sélection. Eux, ils n’ont pas de trêve et on leur a rajouté un match pendant le calendrier international ! Ils enchaînent mais ne peuvent pas jouer à fond. Des fois, on dit Mbappé ou Neymar ou Messi, il marche, il choisit ses matches, il n’est pas à fond sur cette rencontre… Mais heureusement qu’il n’est pas à fond ! Il ne peut pas ! Les mecs n’ont pas eu de vacances à cause du Final 8, ils ne jouent que des matches avec des enjeux importants. Quand est-ce qu’ils se reposent ? », s'interroge-t-il.

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« Une grève des joueurs ? Pas envisageable »

Prêt à porter la voix des joueurs, Dennis Appiah ne sait pas trop comment s'y prendre : « La façon dont notre voix s’exprime peut être mal interprétée (…) Si le foot commence à se plaindre on va nous dire : eh les gars, vous êtes dans une meilleure situation que beaucoup d’autres. C’est vrai, mais ce n’est pas pour ça qu’on doit se taire. J’y réfléchis, mais je ne trouve pas forcément de solution ».

Un mouvement de grève venu des joueurs ? « Ce n’est pas envisageable. Dans notre société, certains ne travaillent pas et nous, on a la chance de pouvoir travailler encore. Ça passerait mal. Mais on a le droit de porter nos revendications. C’est compliqué quand on est payé par une entreprise, par un club, qui défend ses droits, qui a tout fait pour qu’on rejoue. Pour que le club vive, il faut qu’on joue. On ne pense pas qu’à nous ».