UEFA, FIFA : Michel Platini balance ses quatre vérités

Blanchi par la justice suisse, Michel Platini a donné une interview au vitriol dans L’Equipe, notamment à l’encontre de la FIFA.

Muré dans le silence depuis des mois, Michel Platini en est sorti au lendemain de l’annonce que la justice suisse l’avait blanchi dans l’affaire du virement suspect. L’ancien numéro dix a pu régler ses comptes, notamment avec la FIFA

“Pour l’instant, c’est à la Fifa et à la commission d’éthique de prendre une décision à la lumière de ces éléments nouveaux. Je pense qu’ils doivent forcément voir ça d’un mauvais œil, parce qu’il y a des élections dans un an. Et vu qu’ils m’ont “tué” pour ne pas que je sois président il y a quatre ans… Mais je n’en sais pas plus car je n’ai plus de contact avec personne à la Fifa.”

“Le plus cruel, c’est le regard des gens qui change à cause de la communication et des réseaux sociaux. Avant, ils me regardaient avec gentillesse, admiration et sympathie. Et puis, du jour au lendemain, tout a changé. Je n’avais plus envie de me montrer, je craignais leurs réactions. Déjà que je n’aime pas trop me montrer quand je suis au top du top, là, c’était encore pire. Ça fait 45 ans que les gens me regardent, m’observent et je vis avec. Mais ces trois dernières années, j’en ai pris plein la gueule car beaucoup de journalistes relayaient ce que disaient ces “enfoirés” de la Fifa. J’en ai pris dans la tronche de partout, et pas seulement en France… En Chine, aux Etats-Unis, partout, d’autant que le moment de la sortie de mon affaire était terrible car les gens ont fait l’amalgame entre moi et les affaires de corruption de la Fifa. Pour eux, j’étais corrompu comme les autres… Ça a été un moment très compliqué pour moi.

“Ceux qui m’ont fait du mal, je ne les lâcherai pas, mais j’ai le temps pour ça. Je vais d’abord prendre le temps de voir l’orientation judicaire des choses. Mais je suis revanchard donc comme je l’ai dit il y a trois ans, je ne vais rien lâcher. L’histoire continue mais maintenant, c’est moi qui ai le ballon dans les pieds.”

“La morale de cette histoire, c’est “Tout ça pour ça”… Voilà. Ils (à la Fifa) sont partis d’un truc pour me faire du mal et ils se sont plantés. Et maintenant, ils vont inventer n’importe quoi pour se protéger.”

R.N.