Coupe du Monde – Un jour, une histoire : quand les Bleus étaient des perdants magnifiques

Chaque jour, durant toute la Coupe du Monde, nous vous proposons de retrouver notre rubrique « Un jour, une histoire », retraçant une journée qui a fait l’histoire du Mondial. Ce samedi, lendemain de la victoire des Bleus face à la Suisse (5-2), retour sur le 8 juillet 1982, la fameuse demi-finale de Séville face à la RFA.

« Séville 82 », un crève-cœur pour tous les amoureux de l’Equipe de France. Un match au scénario hors du commun qui fera dire à Michel Platini : « Aucun film au monde, aucune pièce ne saurait transmettre autant de courants contradictoires, autant d’émotions que la demi-finale perdue de Séville. ».  La bande des Giresse, Tigana, Trésor, Platini, Six, Bossis encaisse rapidement un but signé Pierre Littbarski avant d’égaliser sur pénalty à la 27ème.  Le sélectionneur des Bleus, Michel Hidalgo sort Bernard Genghini à la 50ème et fait entrer Patrick Battiston. A l’heure de jeu, le libéro stéphanois se présente seul au but face au gardien allemand Harald Schumacher qui le percute violemment. Battiston perd trois dents suite au choc et est évacué sur civière tandis que Schumacher, qui ne récolte aucun avertissement, se permet de chambrer les supporters français.

Le score n’évolue plus jusqu’aux prolongations. Marius Trésor et Alain Giresse portent le score à 3 buts à 1 à la 98ème. Karl-Heinz Rumenigge, ballon d’or 1980 et 1981, légèrement blessé, est alors lancé par le sélectionneur allemand. Il ne lui faut que cinq minutes pour réduire le score et c’est Klaus Fischer qui égalise à la 108ème. Arrive la séance de tirs aux buts. Apres des échecs de Didier Six et Ulrich Stielike, Maxime Bossis, dernier tireur français voit son tir repoussé par Harald Schumacher, depuis surnommé « le boucher de Séville ». Une terrible désillusion qui débouchera cependant sur le triomphe des Bleus à l’Euro 1984.

M.F.