OM : que peuvent espérer les Marseillais présents au Mondial russe ?

Cinq Marseillais s’apprêtent à disputer en ce mois de juin la Coupe du Monde russe. Tous n’ont pas le même statut, ni les mêmes objectifs. Focus.

Hiroki Sakai, objectif huitièmes

Il s’agit du seul Marseillais quasiment assuré d’être titulaire. S’il a manqué le rassemblement de mars du fait d’une blessure contractée face à Lyon, Sakai (42 capes) compte parmi les piliers de l’équipe du Japon entraînée par Vahid Halilhodzic. Placée dans le groupe de la Colombie (19 juin), du Sénégal (24 juin) et de la Pologne (28 juin), la formation nippone tentera de rééditer l’exploit de 2002 en s’extirpant de la phase de groupes. Il y a quatre ans au Brésil, le Marseillais n’avait pas eu l’occasion de disputer une seule minute. Une belle revanche en perspective.

Des Bleus à l’accent phocéen

Au sein d’une équipe de France candidate à la victoire finale et qui sera opposée à l’Australie (le 16 juin), au Pérou (21 juin) et au Danemark (26 juin), Didier Deschamps a fait appel dans ses 23 à 3 Marseillais. Aucun ne part cependant la peau d’un titulaire. Steve Mandanda part en qualité de n°2 du capitaine Hugo Lloris et n’aura, sauf blessure ou carton rouge du titulaire, l’opportunité de ne jouer que le troisième match de poules (si les Bleus sont déjà qualifiés). De retour du diable vauvert suite à la blessure de Laurent Koscielny, Adil Rami part en qualité de défenseur central numéro 3 derrière Samuel Umtiti et Raphaël Varane. Meilleur marseillais de la saison, Florian Thauvin n’a pas manqué le train non plus. Reste qu’avec seulement 4 capes au compteur, il est davantage destiné à un rôle « à la Diomède 1998 » de joueur de bout de banc…

Khaoui, le Marseillais oublié

Cette saison, il n’était pas vraiment Marseillais mais Saif-Eddine Khaoui (prêté à l’ESTAC) sera de l’aventure russe avec la Tunisie. Sélectionné pour la première fois en mars dernier (5 capes), l’ancien Tourangeau est plutôt apprécié de son sélectionneur Nabil Maaloul, qui l’a titularisé à plusieurs reprises depuis et notamment lors des matches nuls plutôt prometteurs des Aigles de Carthage face au Portugal (2-2) et contre la Turquie (2-2). Avec l’Angleterre (le 18 juin), la Belgique (le 23) et le Panama (le 28), sa sélection aura toutefois fort à faire pour sortir des poules.

Alexandre CORBOZ