Real Madrid, FC Barcelone : pourquoi ils se haïssent comme jamais

L’hostilité que se vouent les deux grand clubs espagnols ne date pas d’hier. Mais ces dernières semaines, elle semble s’être amplifiée jusqu’à atteindre un niveau inédit depuis le départ de l’ancien entraîneur du Real Madrid José Mourinho. Voici pourquoi.

Affaires et théories du complot…

Brillant sur le terrain cette saison, Neymar a pourtant fait, de façon indirecte, beaucoup de mal au FC Barcelone depuis son arrivée en juillet 2013. Les révélations concernant son transfert, et notamment la dissimulation de près de 40 millions d’euros au fisc espagnol, valent au club catalan de traverser depuis un an et demi une crise institutionnelle.

L’ancien président Sandro Rosell y a perdu sa place, son successeur Josep Maria Bartomeu pourrait suivre. S’y ajoute l’interdiction de recrutement dont le Barça fait l’objet suite à l’embauche de joueurs pour son centre de formation. Qui a dénoncé ces pratiques ? Aux yeux des « Barcelonistes », la réponse est limpide : le Real Madrid agit en sous-main pour nuire à son vieil ennemi.

La guerre du mercato

La notion de fair-play est absente des relations entre le Real Madrid et le FC Barcelone. Pour preuve, l’état-major de la Maison Blanche aimerait profiter de la sanction infligée par la FIFA aux dirigeants Blaugrana, privés de recrues jusqu’en janvier 2016, pour leur piquer quelques cibles du mercato. Marco Reus, Paul Pogba ou Arturo Vidal n’en sont que quelques exemples.

Reste que c’est chez les jeunes que cette guéguerre prend toute son ampleur. Après avoir recruté le meneur de jeu de Majorque Marco Asensio, courtisé en Catalogne, le Real a frappé un coup encore plus fort en s’attachant les services de la pépite la plus courtisée d’Europe, Martin Ödegaard. Le coup de grâce pourrait être donné en cas de débauchage de Lee-Seung Woo, la pépite de La Masia.

Cristiano Ronaldo a rattrapé Messi

L’inimitié entre le FC Barcelone et le Real Madrid s’est souvent traduite par l’affrontement de deux joueurs symboles de chaque camp. Celui qui oppose Lionel Messi et Cristiano Ronaldo est peut-être le plus intense. Et le plus équilibré. Jusqu’en 2012, l’international argentin, quadruple vainqueur du Ballon d’or, était considéré comme le numéro un.

Mais sa (relative) baisse de régime depuis un an et demi et l’acharnement de CR7 à le concurrencer a fini par rééquilibrer ce duel. Vainqueur des deux dernières éditions du Ballon d’or, le Portugais peut aujourd’hui légitimement revendiquer le titre officieux de meilleur joueur du monde. Conséquence, les débats autour des deux hommes n’ont jamais été aussi tendus.