Girondins : crise, jeunes, patron... Gasset veut casser le groupe bordelais !
Jean-Louis GassetCredit Photo - Icon Sport
par Alexandre Corboz
CONF' DE PRESSE

Girondins : crise, jeunes, patron... Gasset veut casser le groupe bordelais !

Présent en conférence de presse à deux jours du match face à Montpellier (samedi, 17h, sur Téléfoot), Jean-Louis Gasset avait des choses à dire sur ses Girondins de Bordeaux … Et quelques points à préciser.

Sur ses récents propos après Monaco (0-4)

« Quand je dis "Bordeaux est mauvais", ce ne sont pas les joueurs. C'est moi et le club inclus, cette espèce d'ambiance qui plombe. On vit dans le faux, l’indifférence. Il n’y a pas de supporters à l’entraînement et dans le stade, les gens que vous croisez vous parlent d’il y a dix ans mais pas de ce qu’il se passe actuellement. Ils vous remercient des grands moments qu’ils ont vécus mais aujourd’hui il y a une sorte de démotivation. Les joueurs le ressentent. Il faudrait du neuf, casser ce groupe qui souffre depuis deux-trois ans et amener de la fraîcheur en même temps que de la confiance ».

Sur la réunion de crise avec les joueurs

« Alain Roche a parlé en tant qu’ancien joueur. Moi j’ai fait des débriefings sur le match. A un moment donné, il ne faut pas les gaver de réunions. La réponse, c’est les joueurs qui l’ont. Il faut les mettre dans les meilleures dispositions ».

Sur ce Bordeaux, le défi le plus difficile de sa carrière

« Je cherche la bonne formule et je vais la trouver. Quand j’ai accepté de venir à Bordeaux, je vous ai dit que j'allais la trouver (...) Je suis un compétiteur, j’aime gagner, et j’aimerais le transmettre à mes joueurs. Quand on voit prendre l’équipe prendre trois buts comme ça... Ils engageaient, et on prenait le but. Pour un entraineur, c’est dur à vivre. C’est le défi le plus difficile que j’ai connu ».

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Sur la faible utilisation des jeunes

« Je les mets quand je peux. Je leur donne un peu de temps de jeu quand je peux. C’est tout. Mais j’estime que déjà en les sortant du centre et en les faisant s’entraîner tous les jours avec de bons joueurs, ils vont franchir des paliers. Et le jour où on fera appel à eux, ils seront encore plus prêts ».

Sur le manque d'un patron au milieu

« Ce n’est pas un patron qu'il manque, c’est une ambiance globale. Je trouve que les joueurs ne se parlent pas. C’est un groupe qui vit ensemble depuis deux-trois ans, il y a peut-être certaines choses que je ne sais pas, mais je trouve que dans la solidarité, à part des petit groupe, il n’y a pas de communication. Quand vous jouez dans un stade vide, l’avantage c’est d’entendre ce qui se dit. Nous, les entraineurs les premiers. Et à Monaco, c’était flagrant. Les joueurs de Monaco se parlaient, et nous, peu de discussions… On n’est pas toujours obligés de rester muets sut des actions ».

Sur les prestations décevantes de Pablo

« Pablo, quand je suis arrivé, il était en rééducation. Aujourd’hui, quand il alterne le bon ou le moins bon, il faut être tolérant avec lui parce qu’on ne se relève pas comme ça d’une opération du genou ».

Sur la comparaison avec l'équipe du titre de 2009

« Est-ce que je me suis demandé ce que je faisais ici ? Non parce que je savais que ça allait être dur, mais je vivais de souvenirs ici magnifiques. On a quand même connu trois ans tout en haut, avec des gens autour qui nous aimaient, avec un président qui était omniprésent avec nous, dans la bonne humeur et dans les colères aussi. Je savais que ça serait difficile, mais je peux vous assurer que je vais tout faire pour y arriver ».