Lorient - Girondins (4-1) : désespoir, inquiétudes, fin de carrière, les mots forts de Baysse et Gasset
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par Benjamin Danet
Déroute

Lorient - Girondins (4-1) : désespoir, inquiétudes, fin de carrière, les mots forts de Baysse et Gasset

Les Girondins de Bordeaux ont été étrillés sur le terrain de Lorient, 1-4. Le défenseur Paul Baysse s'est exprimé au terme de la rencontre.

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Une gifle, une de plus. Qui, nécessairement, plonge davantage les Girondins de Bordeaux dans la crise au terme d'une semaine mouvementée avec le désengagement du propriétaire, King Street. Battus 1-4 sur la pelouse de Lorient, les Girondins sont englués en bas de tableau et vont devoir aller chercher le maintien lors des quatre dernières journées de Ligue 1.

Au sortir du Moustoir, le défenseur bordelais Paul Baysse a fait part de ses impressions. "C’est difficile, on est vraiment vraiment déçus. Cela nous fait une cartouche en moins, il en reste quatre. On va continuer, on va pas lâcher maintenant, on a le destin entre nos mains, on va donner plus, plus que ce qu’on donne en ce moment. Il faut qu’on arrive à faire la part des choses, on est 11 joueurs sur le terrain, ceux qui rentrent, le staff, tout le monde, on est aussi un peu à l’écart de ce qu’il se passe au-dessus. On doit se protéger de ça, on en est conscients, on sait qu’il se passe beaucoup de choses, ça doit nous rendre plus fort sportivement pour sauver le club. C’est une période difficile, mais on ne va pas lâcher. C’est dans les moments difficiles qu’on voit les hommes et on va le montrer la semaine prochaine." La semaine prochaine c'est un rendez-vous déterminant face au Stade Rennais, dimanche à 13 heures. 

C'est ensuite Jean-Louis Gasset, l'entraîneur, qui s'est exprimé face aux micros. Et le technicien, comme souvent, n'a pas fait usage de la langue de bois. "On était venus passer quatre jours pour s'aérer, bien travailler, se rassurer... Et, sur la première période, c'est catastrophique à tous les niveaux, de la technique à la concentration. Des erreurs de gamin. Il y a eu l'impression de choses un peu meilleures ensuite, mais le mal était fait et le match perdu. C'est une première balle de match manquée, il en reste quatre. Aujourd'hui, c'est l'inquiétude qui me désespère. Je ne comprends pas comment on fait. Il y a eu le stage, la réunion, le pacte, mais cette sensation d'inquiétude reste et est devenue encore plus flagrante. On avait le problème des joueurs en fin de contrat, dits moins concernés, mais, désormais, tout le groupe est inquiet par rapport à tout ce qui est arrivé."

"Le retrait de King Street ? On est obligatoirement affectés. J'avais demandé d'être positif dans nos discussions, mais quand il arrive ça, on ne peut pas empêcher les joueurs d'en parler... Pour moi, ce n'est pas grave, car je suis en fin de carrière, je suis venu là pour donner un coup de main à un club qui m'est cher. Ce sont eux qui sont inquiets. Il va falloir trouver les mots pour jouer beaucoup plus en confiance. Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir, même s'il diminue semaine après semaine."