ASSE - EXCLU : Son parcours, ses ambitions... Yvann Maçon en dit plus
Yvann MaçonCredit Photo - Icon Sport
par Laurent HESS
ENTRETIEN EXCLUSIF

ASSE - EXCLU : Son parcours, ses ambitions... Yvann Maçon en dit plus

Première recrue de l'ère Claude Puel, Yvann Maçon (21 ans) a fait le grand saut l'hiver dernier en passant de Dunkerque à l'ASSE. Son parcours, ses premiers pas en Vert, ses ambitions, le Guadeloupéen s'est confié à But « Sainté ».

But ! : Yvann, comment s'est passée votre intégration à l'ASSE ?

Yvann MACON : Elle a été rapide. Tout s'est très bien passé avec les joueurs, le staff, le coach.

Vous l'aviez eu au téléphone ?

Bien-sûr. Il m'avait dit qu'il voulait que je vienne.

Vous connaissiez certains joueurs ?

Je connaissais un peu Denis Bouanga, on a des potes en commun. Arnaud Nordin aussi. Et Mahdi Camara. On s'était croisés en National quand il avait été prêté à Laval.

Aujourd'hui, de qui êtes-vous le plus proche dans le groupe ?

Je m'entends bien avec tout le monde mais je suis souvent avec Charles Abi, Jean-Philippe Krasso et Denis Bouanga.

Lors de la préparation, vous avez marqué contre Nice...

ça m'a fait du bien. Même si c'était en amical, marquer un but, ça fait toujours plaisir. Ça m'a aidé à prendre confiance en moi. La préparation, c'est un moment important de la saison. Ça m'a mis dedans.

Vous étiez titulaire en finale de Coupe de France, contre le PSG, au Stade de France. C'est le genre de match qui fait grandir ?

C'est clair ! Après, je ne me suis pas mis plus de pression que ça. Je ne me suis pas dit : « Tu vas jouer contre Neymar, Mbappé, Paris, tout ça ». On s'était bien préparés. On était outsiders mais on croyait en nous. On pensait juste à jouer notre chance à fond.

"Avant, j'avais des trous. Je me relâchais. En National, ça pouvait passer. Mais en L1, beaucoup moins".

C'est ce que vous avez fait... Le scénario de la finale vous laisse-t-il des regrets ?

Oui. On n'était pas loin. On a vraiment gêné les Parisiens. On est allés les presser et ça a bien fonctionné. Malheureusement, il y a eu l'expulsion de Loïc (Perrin). Mais même à 10 contre 11 on a continué d'être agressifs. Et techniquement, avec le ballon, on a été bien. C'était un bon match. On a bien pu se jauger. Même si on a perdu, je crois que ça nous a donné confiance pour la suite.

Contre Lorient, vous avez développé le même jeu, avec les mêmes principes...

On est allés presser l'adversaire. C'est ce que demande le coach. C'est notre jeu. Contre Lorient, on a été dans la continuité de Paris, de notre bonne « prépa », et la victoire nous a récompensés. Pour bien entrer dans notre championnat, c'est ce qu'il fallait. J'espère que ça va continuer, qu'on va gagner un maximum de matches.

Vous avez joué latéral gauche. Est-ce un poste que vous aviez déjà occupé par le passé ?

Non. Je n'avais jamais joué à gauche avant mon arrivée ici. Ça fait quelques matches seulement mais petit à petit, je commence à prendre mes repères. Le plus important pour moi, c'est d'être sur le terrain.

Pour un droitier, ce ne doit pas être évident de jouer à gauche...

Je travaille mon pied gauche. C'est important. Je sais que ça passe par là, qu'il faut que je progresse. Ça commence à venir.

Vous avez été formé au milieu, vous avez été repositionné latéral, à droite, à gauche... Quel est votre poste préféré aujourd'hui ?

Latéral. A droite ou à gauche.

Dans une défense à trois ou à quatre ?

A quatre. J'ai plus l'habitude. Tactiquement c'est plus dur à trois. Il faut gérer tout le couloir. Il faut que tout soit parfaitement réglé. Mais bon, si je dois jouer à trois, je le ferai. Il faut savoir s'adapter.

Sur quels aspects de votre jeu le coach insiste-il le plus ?

Sur la concentration. Il me dit de rester le plus concentré possible. J'ai beaucoup beaucoup progressé là dessus. Avant, j'avais des trous. Je me relâchais. En National, ça pouvait passer. Mais en L1, beaucoup moins. Ça fait partie des exigences du haut niveau.

Vous avez fini avec des crampes contre Lorient...

ça ne m'était jamais arrivé avant. C'était le premier match, il y avait un peu de pression. Je pense que c'était pour ça. En plus, on manquait de rythme avec le report du match à Marseille. Mais ça va, j'ai vite repris l'entraînement. Pas de souci.

Strasbourg, Marseille, Nantes, Rennes, comment abordez-vous cette série ?

Je ne calcule pas trop le calendrier, ni les adversaires. Je prends match par match et je focalise plus sur nous, sur ce qu'on doit faire. J'espère qu'on va confirmer ce qu'on a fait contre Lorient. Si on reproduit ça, il n'y a pas de raisons que ça se passe mal.

Vos parents sont déjà venus vous voir depuis que vous êtes à Saint-Etienne ?

Mon père m'avait accompagné quand j'ai signé. Et ma mère est là en ce moment. Elle a prévu de s'installer.

Quels objectifs vous êtes-vous fixés ?

Jouer le plus de matches possible. M'imposer. Et avec l'équipe, aller chercher la meilleure place possible.