ASSE, FC Nantes, PSG, OM, OL, Stade Rennais : Mediapro abuse encore, le litige réglé avant Noël ?
Jaume Roures (Mediapro)Credit Photo - Icon Sport
par Bastien Aubert
ENTOURLOUPE

ASSE, FC Nantes, PSG, OM, OL, Stade Rennais : Mediapro abuse encore, le litige réglé avant Noël ?

Engagé dans des négociations serrées pour le paiement des droits TV, Mediapro n’a pas fini de faire de vagues avec les clubs de Ligue 1 et de Ligue 2.

Jusqu’où est prêt à aller Mediapro ? Si heure est à la négociation avec la LFP, sous l’égide du conciliateur Marc Sénéchal, le diffuseur de la L1 et de la L2 a refusé de payer sa traite du mois d’octobre d’un montant de 172,3 M€ et s’est placé sous la protection du tribunal de commerce de Nanterre afin d’essayer d’obtenir un arrangement judiciaire. Compte tenu des enjeux pour les clubs de football professionnel français et des montants très importants, L’Équipe assure que Sénéchal souhaite aller vite et trouver une solution pour le 7 décembre et discute avec chacune des parties avant qu’elles ne le fassent entre elles.

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La date du 7 décembre ciblée par le conciliateur

Dans l’entourage de Mediapro, on a ciblé plusieurs pistes de réflexion. La société espagnole aimerait notamment une baisse des droits en raison de la crise sanitaire pour la saison 2020-2021 et uniquement pour celle-là en l’état des échanges. Son montant est compris entre 170 et 200 M€, soit près d’un quart de ce qui est dû. Une telle décote ramènerait les droits audiovisuels du foot français à environ 900 M€ par an au lieu du 1,2 milliard promis à l’origine. 

L’autre réflexion menée par le diffuseur n’a pas de chances d’aboutir rapidement parce qu’elle nécessiterait un changement législatif. En effet, il aimerait voir son contrat s’allonger de deux années supplémentaires, soit jusqu’en 2026, afin de compenser cette première saison galvaudée et si particulière. La chaîne payerait 820 M€ chaque année de plus. Or l’appel d’offres de 2018, qui lui a permis de décrocher la majorité des droits de la L1 et de la L2, est prévu pour durer quatre ans. L’allongement du présent bail se heurterait donc à la loi.