ASSE, FC Nantes, OL – Coronavirus : un dirigeant tire à balles réelles sur les « Zorro » de L1

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Face à cette crise sanitaire du coronavirus, Grégory Lorenzi (Brest) s’agace que certains dirigeants français s’inquiètent davantage pour la pérénnité de leur club.

Alors qu’il ne se passe pas un jour sans qu’on entende certains dirigeants de club (Bernard Caïazzo, Waldemar Kita ou Jean-Michel Aulas en tête) prendre la parole sur la fin de saison en Ligue 1, ce débat déplait fortement au directeur sportif du Stade Brestois Grégory Lorenzi. A l’instar de son capitaine Gaëtan Belaud, qui a envoyé la première flèche, l’ancien joueur s’est exprimé dans les colonnes du « Télégramme ».

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Lorenzi trouve « indécente » la guerre de droits télés

« C’est indécent, scandaleux de rentrer dans une guerre de droits télés. Aujourd’hui, je pense qu’on devrait plus parler des médecins et des gens qui travaillent dans les hôpitaux en train de sauver des vies que de parler de Canal +, de beIN et des clubs du football français. C’est vraiment un manque d’intelligence vis-à-vis de l’opinion publique. Après, ces gens-là peuvent très bien dire, « oui, mais ce sont les droits télés qui vous font vivre ». J’ai envie de leur répondre que je ne souhaite pas qu’ils aient des proches sur un lit d’hôpital. On verra si les droits télés seront là pour sauver leur vie », s’est agacé Grégory Lorenzi.

L’idée de passes-droits ne passe pas…

Estimant que la seule vérité sur une éventuelle reprise sera celle annoncée par le gouvernement, Grégory Lorenzi s’emporte contre ces « Zorro » qui font « des plans sur la comète » et jouent leur « propre partie ». « On est en confinement et des clubs veulent des passe-droits pour reprendre plus tôt l’entraînement ? Je n’espère pas que ces gens qui pensent à ces conneries soient un jour touchés par le virus et sur un lit d’hôpital en train de se dire « putain j’espère qu’on va me sauver ». C’est aberrant », ironisant sur l’attitude des grands clubs : « Des grands clubs en difficulté demandent d’être solidaires, mais ce n’est pas que quand ça les arrange ».