ASSE, FC Nantes, PSG, OM, OL, RC Lens : Canal+ va imiter Mediapro, le plan machiavélique de Bolloré prend forme
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par Alexandre Corboz
DROITS TV

ASSE, FC Nantes, PSG, OM, OL, RC Lens : Canal+ va imiter Mediapro, le plan machiavélique de Bolloré prend forme

Le plan de Canal+ pour récupérer son monopole sur la Ligue 1 prend forme. Financé par Canal+, beIN Sports va rendre son lot à la LFP.

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Alors que la LFP a programmé l'appel d'offres de ses droits TV la semaine prochaine, la Ligue va enregistrer une autre mauvaise nouvelle dans les prochaines heures. Après le diffuseur mauvais payeur Mediapro, Canal+ va aussi rendre son lot numéro 3, valorisé à 330 M€ par an et comprenant les matches du samedi 21 heures et du dimanche 17 heures.

Estimant la valeur du championnat de Ligue 1 déteriorée, la chaîne dirigée par Maxime Saada avait fait part de cette intention de rendre les droits pour participer au nouvel appel d'offres. Une demande refusée par Vincent Labrune, lequel s'était retranché juridiquement derrière le fait que ce lot soit une sous-licence de beIN Sports. Il restait donc à connaître la position de Nasser Al-Khelaïfi.

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La Ligue 1 ne tiendra plus que sur les droits mobiles

Le patron de la chaîne qatarie mais également président du PSG allait-il se ranger du côté de la LFP ou de son allié Canal+ ? D'après Le Figaro, beIN a fait son choix... Et il ne tourne pas en faveur des clubs. Désireux de conserver l'accord d'exclusivité (qui l'avait sauvé de la faillite) à 200 M€ par an avec Canal+, beIN Sport a décidé de renoncer à son lot si la chaîne du groupe Bolloré en fait la demande. Un choix dicté quasiment sous la contrainte vu la dépendance de beIN aux perfusions faites par Canal.

Espérant s'appuyer sur les 330 M€ du lot 3 comme d'un matelas en cas de droits négociés au rabais pour les « packages » de Mediapro, la LFP va donc se retrouver avec les seuls revenus mobiles payés par Free à compter du 5 février (soit 50 M€ par saison). Un coup de pression supplémentaire mis par Canal+ pour mettre les clubs français « à genoux dans une mare de sang » (selon les vœux de son actionnaire) et dicter ses conditions.