ASSE, FC Nantes, PSG, OM, OL, Stade Rennais : Mediapro fait encore des ravages
Jaume Roures (Mediapro)Credit Photo - Icon Sport
par Bastien Aubert
EFFET BOULE DE NEIGE

ASSE, FC Nantes, PSG, OM, OL, Stade Rennais : Mediapro fait encore des ravages

La défaillance de Mediapro quant au non paiement des droits TV ne menace pas seulement les clubs de L1 et de L2 : les syndicats, le football amateur et tout le sport français sont également impactés.

Voilà une semaine jour pour jour que la conférence de presse de Jaume Roures a eu lieu. Censé rassurer sur la stratégie de Mediapro quant au paiement prochain des droits TV, la figure de proue du groupe sino-espagnol n’a convaincu que lui-même. Les faits sont là : la traite de 172 millions qui devait être payée en octobre ne l’a pas été, ce qui fait frémir les clubs professionnels. Et bien au-delà. Car depuis des décennies, L’Équipe rappelle que les droits télévisuels du championnat de France irriguent tout un écosystème.

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La FFF perçoit 2,5 % des droits télé du secteur professionnel

Entre la Ligue 1 (1,153 milliard d’euros par an entre 2020 et 2024) et la Ligue 2 (64 millions d’euros annuels), le total normalement recueilli s’élève à 1,217 milliard d’euros. Autre bénéficiaire de la manne générée par la L1 : la FFF, qui perçoit 2,5 % des droits télé du secteur professionnel. D’autres peuvent aussi s’inquiéter de la tournure prise par les événements. À commencer par l’UNFP, le syndicat des joueurs, historiquement intéressé (1 % du montant des droits, avec un plafonnement) au contrat télévisuel et qui doit toucher quasiment 10 millions d’euros par saison jusqu’en 2024 !

Le sport français déplore aussi un manque à gagner

Les entraîneurs, par le biais de l’UNECATEF, doivent encaisser 850 000 euros, les administratifs (SNAAF, 400 000) et les arbitres (SAFE, 200 000). Les deux syndicats de clubs (UCPF et Première Ligue) profitent aussi de l’aubaine, avec 1 million d’euros chacun. L’ensemble du mouvement sportif bénéficie aussi largement de l’argent récolté par le football auprès de ses diffuseurs. La taxe Buffet s’élève à 5 % et doit permettre à l’Agence nationale du sport (ANS) de percevoir le montant record de 65 millions d’euros par an. En un mot : le crash Mediapro fait peur à tout le sport français.