ASSE, FC Nantes, RC Lens, PSG, OM, OL : un grand pas aurait été franchi pour l’après-Mediapro
Caillot et RivèreCredit Photo - Icon Sport
par Bastien Aubert
AVANCÉES

ASSE, FC Nantes, RC Lens, PSG, OM, OL : un grand pas aurait été franchi pour l’après-Mediapro

À propos des sujets épineux de la gestion des droits télé et la diffusion des matches de L1 et de L2 après le 31 janvier, un pas aurait été franchi selon les dires de Jean-Pierre Caillot.

Le sujet est toujours au centre de l’actualité du ballon rond : qui paiera ces satanés droits TV ? Et, surtout, qui diffusera le championnat de France après le 31 janvier, date où le peu fiable Mediapro doit cesser de le retransmettre ? La crainte de l’écran noir est là... même si l'AFP nous apprend ce lundi que le groupe sino-espagnol est prêt à poursuivre au moins jusqu'en fin de saison ! De son côté, Jean-Pierre Caillot fait souffler un vent d’optimisme sur ces deux sujets intimement liés.

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« On a 683M€ sécurisés, l'effort n’est pas énorme »

« Nous sommes des présidents avec un stress financier au dessus de nos têtes. Aujourd’hui, on à 41% des droits télé qui sont sécurisés. On a 683M€ sécurisés, il faut qu’on arrive à 800M€. L’effort n’est pas énorme, a commenté le président du Stade de Reims sur les ondes d’Europe 1. Canal+ a fait des déclarations, mais juridiquement, on regarde comme ce serait possible, on ne voit pas. On ne comprend pas pourquoi. A l’époque il y a eu des tensions entre les dirigeants et C+ au moment de l’appel d’offres sur les droits télé. Depuis le changement de gouvernance à al LFP, c’est mieux mais il y a le jeu de la négociation. Chacun défendant ses intérêts. On se parle. Le dialogue existe. Il oscille entre le chaud et le froid. On s’est pris un coup de froid la semaine dernière. Mais c’est le diffuseur historique. Il peut avoir des rancœurs mais il faut sauver les meubles. C’est dans l’intérêt de tout le monde. Il n’y a pas de désengagements des abonnés à Canal+ malgré la crise, mais s’ils perdaient toute la Ligue 1, je ne suis pas sûr que ce soit pareil. Moi, le premier. Là, il y a un nouvel appel d’offre, sinon ce sera au gré à gré. C’est le président Labrune qui gère ça. »

« On est dans un tel contexte que tout est à creuser »

Concernant les alternatives à la chaîne cryptée, Caillot s’est dit ouvert à toutes les pistes. « Nous, on est des organisateurs de spectacle sans recettes. On a zéro en billetterie, zéro en hospitalités. TF1, France Télévisions et M6 qui se proposent de diffuser en clair ? Ca prouve que le produit intéresse… Ils sont opportunistes dans la démarche. Mais cela a le mérite d’être dit, a-t-il poursuivi. Le football a toujours été un produit premium pour la télévision. Reprendre pour 1€ la chaîne Téléfoot ? Pas vraiment une bonne idée. On avait fait Cfoot, je ne suis pas sûr que ce soit le business plan des clubs de faire leur télé. Un OTT, un Netflix du foot français ? Ca peut être une solution. On est dans un tel contexte que tout est à creuser. Il y a de nouveaux diffuseurs, de nouveaux entrants, de nouvelles possibilités, Amazon, Free peuvent être des intervenants. Je suis assez optimiste sur des évolutions. Une dévalorisation de la L1 ? Le Trophée des champions a été intéressant à ce niveau, il y a eu une bonne audience. Evidemment, sans spectateur, le rendu n’est pas le même. Mais le football reste, et de loin, le sport numéro un. »