ASSE – OL : Galtier, Bayal, Ferri… Les bons mots de Bruno Génésio

Quelques heures seulement après son homologue Christophe Galtier, Bruno Génésio était en conférence de presse à l’avant-veille d’un derby ASSE – OL qui sent déjà le souffre. Morceaux choisis.

Le mystère sur les absents

En préambule de son passage devant les médias, Bruno Génésio est revenu sur les absents… Avec un sourire en coin qui laissait deviner quelques surprises : « Je me suis renseigné, je ne suis pas habilité à communiquer sur les blessures. Je ne suis ni médecin, ni le joueur en question », lâche l’ancien adjoint, qui a malgré tout annoncé que Mathieu Valbuena était bel et bien apte et que Maxime Gonalons serait « sans doute un peu juste ».

Il calme le jeu sur l’ambiance

Dans son discours, Génésio s’est voulu très prudent au moment d’évoquer le derby et la rivalité : « C’est un match particulier mais ça reste un match. On a envie que ça se passe dans de bonnes conditions. Le foot doit être une fête », a-t-il glissé minimisant les incidents du match aller : « Il y a eu la blessure de Béric et j’en étais le premier malheureux. Je l’ai dit à Christophe (Galtier) mais je n’ai pas vu de gestes méchants sur le terrain. C’est plus malheureux qu’autre chose. A nous les éducateurs d’avoir la bonne attitude pour ne pas que ça dégénère ».

« Les propos de Bayal, ça ne m’a pas choqué… »

Fidèle à sa ligne de conduite, le coach de l’OL n’a pas voulu polémiquer avec Moustapha Bayal Sall, très offensif face aux micros il y a quelques jours : « J’ai lu les déclas et je ne rentre pas dans ce jeu. Concernant ce qu’il dit, ce sont des propos tenus dans un cadre acceptable. Personnellement, ça ne m’a pas choqué. C’est plutôt normal. Est-ce que je suis nostalgique des petites phrases du passé ? Un peu. Surtout qu’à l’époque où j’étais joueur nous avions un coach qui en était le spécialiste (Raymond Domenech, NDLR). Mais c’est une autre époque. Aujourd’hui, il se passe des choses inacceptables dans les stades et il ne faut pas jeter de l’huile sur le feu ».

« Ce ne sera pas une guerre des tranchées »

Concernant un possible accueil houleux réservé à Jordan Ferri pour avoir blessé Robert Béric au match aller, Bruno Génésio a renouvelé la confiance en son milieu de terrain promettant de ne pas s’appuyer sur les évènement du match aller pour faire sa composition d’équipe : « Jordan est capable de rester à la pression. Il a un peu d’expérience. Il est armé pour rester à l’accueil des supporters. Sur le terrain, il y a aussi des arbitres. Ce ne sera pas une guerre des tranchées. D’ailleurs, j’ai lu que Christophe Galtier ne voulait pas rentrer là-dedans ».

Christophe Galtier entre admiration et taquinerie…

Sur son homologue stéphanois, le néo-entraîneur lyonnais s’est voulu très disserte. Admiratif d’abord : « Christophe est un modèle. Il a réussi la transition d’adjoint à n°1. Il est à l’ASSE depuis pas mal d’années et a contribué à les faire passer de la 17e place au haut de tableau. Cela prouve sa qualité. C’est un exemple pour moi comme pour beaucoup. Il fait partie des meilleurs. » Mais aussi très taquin : « Christophe a dit qu’on était avantagé d’avoir pu jouer en milieu de semaine ? Je suis sûr qu’il n’aurait pas dit la même chose s’il avait joué en semaine. Il a dit que je risque d’être moins frais dimanche soir ? Quand je vois la tête des entraîneurs n°1, je confirme qu’il a raison. D’ailleurs, ça lui arrive aussi d’être moins frais ».

« Je comprends les jeunes de l’ASSE… »

Déplorant l’absence des supporters lyonnais à Geoffroy-Guichard, Bruno Génésio s’est également livré à un comparatif OL – ASSE : « Pour l’instant, on est devant. L’ASSE a une histoire et beaucoup de supporters à travers le monde mais désormais, que ce soit au niveau des infrastructures et du club, on a pris de l’avance sur eux. Notamment grâce au Parc Olympique Lyonnais. Plus jeune, quand j’étais joueur du centre de formation de l’OL, je souffrais de la suprématie stéphanoise. Bien sûr, je regardais les campagnes européennes à la télévision mais, pour un jeune Lyonnais, c’était difficile de n’entendre parler que des Verts. Aujourd’hui, je comprends les jeunes de l’ASSE qui vivent la même chose. Je sais que c’est difficile… »

Invité à livrer ses derbys les plus intenses, Génésio a avancé deux souvenirs : le hold-up à Geoffroy-Guichard sur un CSC de Sylvain Kastendeuch (0-1) lorsqu’il était joueur au début des années 90… Et celui remporté 2-1 dans le Chaudron sur un but à la dernière seconde de Jimmy Briand, à l’époque où il était n°2 de Rémi Garde.

Alexandre CORBOZ, à Tola Vologe.