Girondins : ce qu’il faut attendre du passage de Longuépée face à la DNCG

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Les Girondins de Bordeaux passent leur grand oral face à la DNCG ce mardi. Voici ce qu’il faut en attendre…

C’est ce mardi que Frédéric Longuépée prépare son grand numéro de claquettes pour convaincre la DNCG sur la situation financière des Girondins de Bordeaux. Assisté par visio-conférence des hauts responsables de King Street et de son directeur financier Thomas Jacquemier, le président délégué se devra d’être convaincant.

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Faut-il s’inquiéter pour Bordeaux ?

FORCEMENT UN PEU. Selon Sud-Ouest, le club aquitain a clôturé l’exercice 2019-20 avec un déficit avoisinant les 30 M€, déficit néanmoins atténué par le prêt garanti par l’Etat suite à la crise du Covid-19 et le manque à gagner des droits TV (10 M€). C’est donc avec un plan qu’il présente comme « raisonnable et prudent » mais également « très conservateur » au niveau des objectifs que Longuépée se présente face au gendarme financier du foot français.

Que risquent les Girondins ?

UN LARGE EVENTAIL DE SANCTIONS. Comme l’an dernier, les Girondins chercheront à faire valider sans réserve leur budget de 2020-21 ainsi que leurs projections économiques incluant des ventes de joueurs. Soit la DNCG estime que le plan de Bordeaux est viable en l’état et que les garanties portées par King Street sont suffisantes et ne met aucune sanction, soit elle peut décider d’un encadrement de masse salariale, d’une limitation ou d’une interdiction de transferts ou pire d’une relégation administrative. Le dernier scénario, plutôt extrême, paraît peut probable… Surtout que la DNCG a prévu de prendre en ligne de compte les effets de la crise sanitaire avant de trancher.

Quand aura-t-on la décision ?

ASSEZ VITE APRES L’EXAMEN. Les responsables de la DNCG ayant déjà reçu tous les éléments en amont et ayant eu le temps d’étudier le dossier, l’oral ne sert finalement qu’à répondre aux questions existantes. Généralement, la LFP communique une réponse ou au moins un avis à l’issue des réunions du jour. Concernant Bordeaux, comme ce fut le cas pour le LOSC, il est possible qu’un sursis soit prononcé avec des éléments complémentaires à porter au dossier. Pas sûr qu’une lettre d’intention de King Street suffise à la DNCG. Cette dernière pourrait notamment être tentée de demander une provision des fonds sur un compte bloqué.

Alexandre Corboz

Journaliste à But! depuis 2008