Girondins de Bordeaux : Mercato, Cavenaghi, Krychowiak, Vada… Les vérités de Triaud

Dans un entretien co-organisé par Orange et L’Equipe.fr, Jean-Louis Triaud a fait face aux questions des internautes. Durant son intervention de 35 minutes, il a beaucoup été question de Mercato, d’anciens joueurs du club mais également de jeunes du cru. Morceaux choisis.

Pourquoi Bordeaux ne se fait pas prêter des joueurs en mal de temps de jeu dans des grands clubs ?

Se faire prêter des joueurs comme Savio ou Celades, on peut le faire. On l’a déjà fait par le passé. Sauf que les joueurs de ce calibre ont aujourd’hui des salaires inaccessibles. A l’époque, les clubs espagnols prenaient en charge une partie des salaires. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Pour nous, ce n’est pas évident !

Un retour de Cavenaghi ?

Fernando Cavenaghi a marqué de son empreinte son passage au club. Il a été apprécié, a marqué beaucoup de buts, surtout sur une saison. La dernière année, il a moins joué car Laurent Blanc lui faisait moins confiance. Il est reparti avec des fortunes diverses. Cela n’a pas été brillant en Espagne, pas si mal que ça en Argentine même s’ils ne l’ont pas gardé. Là, il joue au Mexique. Il me semble qu’il est aussi passé par le Brésil… Ce n’est pas une piste exclue mais il ne faut pas trop vivre avec les souvenirs. C’est un garçon aujourd’hui âgé de 30 ans, qui a connu des petits problèmes de poids… Il ne faut pas envisager son arrivée comme celle d’un sauveur. Je ne demanderais qu’à y croire mais je n’en suis pas sûr…

Ecuele-Manga, Krychowiak, Valbuena… Les ratés de la formation

Tous ces garçons-là, leur cas a été examiné de près. Pour Ecuele-Manga, Laurent Blanc – qui était pourtant un grand défenseur dans le passé – n’a pas jugé bon de le conserver à Bordeaux. Pour Krychowiak, on croyait en lui nous les dirigeants. C’est aussi pour ça qu’il a été longtemps prêté. On attendait que le joueur fasse ses preuves pour que les entraîneurs croient en lui. Ça n’a pas fonctionné (…) Il y a un cas où je me suis accroché, c’est celui d’Henri Saivet. Il a signé pro très jeune chez nous. Laurent Blanc ne l’a pas fait jouer mais ne voulait pas le prêter. Idem pour Jean Tigana. Au final, il a perdu son temps pendant un an et demi. C’est moi qui a imposé le prêt de Saivet à Angers et ça lui a permis de progresser… Mais ça a été compliqué. C’est difficile de lutter contre la vision d’un entraîneur.

Le cas Valentin Vada ?

Vada, voilà un dossier exemplaire ! On s’est battu et on a fait condamner la FIFA mais ça a été un travail de deux années. Ça n’a pas aidé Valentin parce que ça l’a starisé très tôt. Il n’a que 17 ans. Il y a bien des joueurs qui jouent en pro à cet âge mais quand on voit ce qui arrive à certains comme le petit Maupay de Nice qui en subit les conséquences… Aujourd’hui, c’est difficile d’imaginer qu’il soit tout de suite un pilier de l’équipe professionnelle…

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