Girondins : effectif, Mercato, dettes… Les détails du projet de reprise offert à King Street

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Prêt à racheter les Girondins de Bordeaux à King Street, Bruno Fiévet a détaillé son projet dans les colonnes de « Sud-Ouest ». Morceaux choisis.

Comme nous vous le relayions mercredi soir, l’industriel Bruno Fievet s’est officiellement porté candidat au rachat des Girondins de Bordeaux. Si, pour l’instant, King Street ne donne pas suite à sa tentative de prise de contact, l’homme d’affaires de 50 ans est sorti du bois dans Sud-Ouest pour évoquer son projet en Gironde, lui qui affirme déjà avoir réuni des promesses « entre 60 et 80 M€ » via divers partenaires. Des partenaires dans lesquels ne figurent pas l’ancien président Stéphane Martin (« Je discute avec lui mais il n’est pas dans le noyau dur »).

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Son projet pour les Girondins

« Revenir à un modèle plus cohérent, à commencer par la formation. C’est le point noir aujourd’hui du projet américain : aucun jeune n’a été sorti (…) Une priorité est de favoriser l’émergence de jeunes du centre en ramenant les contrats pros à un nombre acceptable. Aujourd’hui, ils sont 37 dont la moitié ne jouera jamais en L1. Ça pèse sur la dette. L’idée est de constituer une colonne vertébrale solide : gardien, défense centrale, milieu défensif costaud, créateur, attaquant qui pèse et vous complétez autour. Aujourd’hui, on a un grand gardien, la défense centrale mais pas les autres ».

Son idée du Mercato

« Pour un six, un créateur et un avant-centre, on peut trouver trois joueurs de haut niveau avec 30 M€. Je préfère un joueur à 15 M€ qui va apporter et faire venir du monde au stade, que six à 1 M€ pour la réserve qui ne joueront jamais, comme cela a été le cas. Aujourd’hui, on a un entraîneur et un directeur sportif qui empilent les contrats avec leur réseau d’agents. Depuis le mois de décembre, Paulo Sousa demande avant tout un n°9. On a mis 10 M€ sur un joueur à un poste non prioritaire… Il y a un problème ».

Son idée pour résorber le déficit structurel

« Le déficit est dû aux contrats des joueurs mais aussi aux dépenses très élevées de GACP. Je pense que la reprise en mains de King Street a pour vocation de le réduire. On continuera dans cette voie, avec un retour à un projet bordelais, avec des commerciaux connaisseurs du tissu local plutôt que 38 qui le découvrent, une maîtrise des salaires des cadres et des frais liés à la présidence. Sur les contrats sportifs, il faudra être malin. L’idée est d’investir sur le sportif ».

Alexandre Corboz

Journaliste à But! depuis 2008