Girondins – Mercato : Joe DaGrosa se frotte déjà les mains du coup Ui-Jo Hwang

Girondins : Joe DaGrosa balance une pique à l'OL et à l'OM

Pas forcément très loquace dans les médias, l’actionnaire principal des Girondins de Bordeaux Joe DaGrosa a accordé un entretien au Figaro il y a quelques jours. Morceaux choisis.

Sur les moyens des Girondins

« Le PSG dépense sans compter pour atteindre ses objectifs. Nous ne pouvons pas évoluer dans les mêmes sphères, mais il y a d’autres moyens d’y arriver. Monaco fait du très bon travail en achetant des joueurs à fort potentiel et en les revendant très cher. Leur balance ventes-achats de joueurs est positive. Ce que réussit Lille m’impressionne aussi. Notre modèle se situe un peu entre les deux. »

Sur les doutes des fans le concernant

« Les fans ont besoin d’être rassurés, je le comprends. Ma venue à Bordeaux va au-delà du simple investissement financier. Je dirige de nombreux business aux États-Unis, mais je consacre beaucoup plus de temps aux Girondins qu’à mes autres activités ces derniers mois. C’est même totalement disproportionné ! »

Sur Hwang Ui-Jo (un choix marketing ?)

« L’augmentation des droits TV et le développement de nos revenus à l’international seront cruciaux pour nous permettre d’être moins dépendants de la vente des joueurs. C’est un travail collectif de tous les clubs avec la Ligue. Les tournées estivales aux États-Unis ou en Asie vont dans ce sens. Nous venons de recruter Hwang Ui-jo, un attaquant sud-coréen. C’est avant tout un très bon joueur, mais il nous permet aussi d’atteindre une partie du monde que nous n’avons pas l’habitude de toucher. »

Sur son investissement

« Pour 100 millions d’euros, nous avons acheté un club historique avec de très belles infrastructures dans une ville et une région connues dans le monde entier, à travers le vin. Je reviens d’un voyage en Chine. Là-bas, tout le monde connaît Bordeaux. C’est une marque mondiale. Pour moi, racheter ce club est un très bon investissement, même si les années nous diront si le prix était le bon. Quand George Steinbrenner avait racheté les New York Yankees contre 10 millions de dollars en 1973, certains lui avaient reproché d’avoir surpayé de 2 millions la franchise. Quarante-cinq ans plus tard, les Yankees valent 4 milliards de dollars. Je pense que le football va connaître ce genre de croissance. »

Arnaud Carond