ASSE, FC Nantes, PSG, OL, OM : Aulas tient une révolution pour enterrer le fiasco Mediapro
Jean-Michel Aulas (OL)Credit Photo - Icon Sport
par Bastien Aubert
FIASCO

ASSE, FC Nantes, PSG, OL, OM : Aulas tient une révolution pour enterrer le fiasco Mediapro

Le président de l’OL Jean-Michel Aulas pense dur comme fer que le football français aurait tout intérêt à revoir ses plans concernant les droits télé. Il en va de son avenir.

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Le fiasco Mediapro aura au moins eu un avantage : il n’est plus indispensable de le présenter. Tout le monde sait en effet aujourd’hui à quel point le désengagement du groupe sino-espagnol sur les droits télé a causé de forts remous au sein du football français. 

« Cette année, la perte du football français va être de 1,3 milliard d’euros, a déjà calculé Jean-Michel Aulas dans L’Équipe. Si on ne trouve pas des mesures, on aura une catastrophe qui ne sera pas due uniquement à l’erreur sur Mediapro. J’ai négocié avec Vincent Labrune avec les diffuseurs, ils n’ont pas été très ouverts ni généreux avec nous… Mais des problèmes de concurrence vont se poser, forcément. De nouveaux diffuseurs sont prêts à intervenir. »

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« C’est une solution qu’on ne détient pas, mais que l’on réclame »

Pour apporter encore plus ses lumières sur ce sujet épineux, le président de l’OL a exposé sa solution, qui ressemble à une mini révolution déjà esquissée ces dernières semaines. Là, il l’évoque en profondeur. « Si on veut résoudre le problème, il y a une manière très simple, et qui ne coûte presque rien à l’État, poursuit-il. Aujourd’hui, on a un droit de concession de nos droits télé de quatre ans, or les chaînes n’arrivent pas à rentabiliser sur quatre ans. Mais on sait que, sur une période plus longue, on pourrait rentabiliser et atteindre des chiffres élevés. C’est ce que vient de faire l’Italie, qui a chiffré la valeur de la Serie A à 18 Mds€ sur dix ans. C’est une solution qu’on ne détient pas, mais que l’on réclame. Si l’on pouvait vendre nos droits sur une période entre quatre et dix ans, le foot français pourrait s’en sortir, on ne demanderait pas d’effort supplémentaire à l’État, et on se donnerait les moyens d’offrir un spectacle beaucoup plus concurrentiel. »