FC Nantes, Girondins, RC Strasbourg : un désastre économique se prépare en cas de relégation
Waldemar Kita pensif, son FC Nantes risque de payer la note en fin de saison...Credit Photo - Icon Sport
par Alexandre Corboz
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FC Nantes, Girondins, RC Strasbourg : un désastre économique se prépare en cas de relégation

S'ils se battent tous pour éviter les barrages, le FC Nantes, les Girondins de Bordeaux, le RC Strasbourg mais également Lorient et Brest n'ont pas intérêt à descendre en Ligue 2. L'avenir économique en dépend.

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Ce soir, ils seront cinq équipes - le FC Nantes, le FC Lorient, le Stade Brestois, le RC Strasbourg et les Girondins de Bordeaux – à batailler pour s'éviter la frayeur d'un double barrage face au Toulouse FC (27 et 30 mai) pour éviter la relégation en Ligue 2. Tous seront maîtres de leur destin, soit en gagnant, soit en faisant match nul... Mais tous joueront, sur un maximum de trois matchs, leur survie à quitte ou double leur avenir économique.

Comme le rapporte L'Equipe, les conséquences économiques d'une descente seront plus dramatiques cet été qu'elles ne l'ont jamais été. Certains sont même directement exposés à un scénario à la Nîmoise (le président Rani Assaf a décidé de déposer le bilan, ne souhaitant pas faire face aux âffres financières de la relégation, NDLR).

Le mécanisme de solidarité sera très light

Comme l'explique l'économiste Luc Arrondel, la plupart des clubs menacés sont dépendants à 55 ou 60% des droits TV. Forcément, au plus fort de la crise du coronavirus, privé des revenus billetterie et hospitalités, cela fait encore plus mal : « Non seulement on n'a aucune visibilité sur le montant des futurs droits télé, la Ligue envisageant de créer sa propre chaîne, mais en plus, du coup, les relégués ne connaissent pas le montant du revenu de solidarité, qui permet de les accompagner pendant deux ans. De toute façon, il n'est que de 2 M€ la première saison et d'1 M€ la seconde, ce qui est négligeable ».

Certains clubs comme les Girondins de Bordeaux, déjà sous protection du tribunal de Commerce, risquent à minima le redressement judiciaire si un tel scénario catastrophe venait à se produire. Comme le rappelle le quotidien sportif, sur les 41 faillites de clubs depuis 1975, nombreuses l'ont d'ailleurs été suite à une relégation. Et quand on sait que la LFP envisage de passer d'un championnat à 20 à 18 ou 16, il y a de quoi être inquiet au moment de briguer une remontée rapide dans l'élite...

Pour résumer

Faute d'un mécanisme de solidarité solide, le 18e de L1 – s'il est relégué en L2 – va perdre énormément d'argent.