Ligue 1 : Conseil d’Etat, les 3 scénarios possibles pour l’OL, Amiens et Toulouse

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Ce jeudi, l’OL, le SC Amiens et le Toulouse FC ont été auditionné devant le Conseil d’Etat suite à leur recours contre la LFP après l’arrêt définitif de la saison 2019-20.

Durant trois heures, les trois clubs les plus lésés par la décision de la Ligue ont plaidé leur cause face au juge des référés Bertrand Dacosta. Désormais, il va falloir patienter quelques jours – probablement jusqu’à lundi ou mardi – pour connaître le verdict.

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Si le simple fait que la plus haute juridiction administrative du pays s’intéresse à la possibilité de mettre en place un championnat à 22 équipes ouvre la voie aux demandes des trois clubs : à savoir une saison blanche en Ligue 1 avec le maintien des 20 équipes en plus des deux promus. Mais quels sont réellement les scénarios possibles. Décryptage.

Scénario 1 : le Conseil d’Etat donne raison à la LFP

Pour l’OL, le SC Amiens et le Toulouse FC, ce serait alors un gros « game over ». Lyon resterait 7e de Ligue 1 sans possibilité de nouvelles démarches. Les Picards et les Haut-Garonnais seraient quant à eux relégués à l’échelon inférieur. Aucune compensation économique ne pourrait être réclamée.

Scénario 2 : le Conseil d’Etat donne raison à un ou plusieurs clubs

Dans ce cas-là, les décisions entérinées par la LFP lors de l’AG extraordinaire du 30 avril ne sont plus valables. Sa décision déclarée illégale, la Ligue serait alors invitée à revoir sa copie. Soit par le biais d’une reprise de la saison en juillet, soit dans l’organisation d’une saison 2020-21 à 22 clubs en réintégrant Toulouse et Amiens.

Scénario 3 : le Conseil d’Etat donne raison aux clubs, la LFP refuse d’appliquer l’injonction

Dernier cas de figure : le Conseil d’Etat donne raison au club et déclare la décision d’arrêt de la saison par la LFP illégale… Mais la Ligue refuse d’appliquer l’injonction du tribunal. Amiens et Toulouse descendent quand même, Lyon reste septième mais les trois clubs peuvent cette fois-ci saisir le juge administratif du Conseil d’Etat. La procédure est plus longue, le jugement se fait sur le fonds mais les clubs peuvent alors réclamer des dommages et intérêts pour le préjudice subi.