Ligue 1, Ligue 2 – Coronavirus : l’UNFP prêt à un effort de guerre raisonné

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S’il est ouvert à une baisse des salaires des joueurs pour faire face à la crise du Covid-19, Sylvain Kastendeuch veut une mesure proportionnée des dirigeants de clubs.

L’intégralité des clubs de Ligue 1 et de Ligue 2 étant désormais en chômage partiel, les clubs doivent désormais s’entendre pour régler les salaires des joueurs. En effet, si l’Etat rembourse les émoluments du petit personnel à hauteur de 84% du salaire net, cela se limite aux salaires n’atteignant que 4,5 fois le SMC. Forcément, la plupart des footballeurs professionnels dépassent ce seuil et sans l’argent des droits TV, plusieurs clubs français ne seront pas en capacité de suivre très longtemps.

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« On travaille pour trouver les meilleures solutions »

Conscient de cet état de fait, de nombreux joueurs sont prêts à faire un effort de guerre et ce sera aussi la ligne directrice du syndicat des footballeurs professionnels (UNFP). Co-président de l’UNFP, Sylvain Kastendeuch s’est exprimé sur le sujet dans « Ouest-France » : « On travaille pour trouver les meilleures solutions pour tout le monde. Il y a chez les joueurs une compréhension, une ouverture, une humilité et une envie d’arranger les choses. Les footballeurs veulent ni être privilégiés, ni avoir moins de droits que tous les autres ».

Hors de question d’envisager une baisse de 70% des salaires

L’ancien défenseur de l’ASSE et du FC Metz a cependant prévenu qu’il n’accepterait pas n’importe quoi : « La proposition de certains dirigeants de ne verser que 30 % du salaire fixe, on ne peut pas l’entendre. L’impact n’est pas le même pour une star de L1 que pour un joueur de National, qui peut avoir des crédits. On défend des solutions plus raisonnées et proportionnées. C’est d’autant plus important qu’on espère que les compétitions se termineront et, donc, que les droits télé qui s’y rattachent seront versés. Dans ce cas, il s’agit davantage d’un report, voire d’un étalement des recettes, qu’une perte pour les clubs. La baisse des salaires constitue une solution transitoire pour parer la phase de crise ».