Ligue 1 : un coup de pouce de l’État pour régler la facture des droits TV ?

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La ministre des Sports Roxana Maracineanu veut essayer de rapprocher les points de vue entre la Ligue et les diffuseurs, en conflit sur les droits télé. 

Plusieurs présidents de clubs de L1 sont inquiets devant les perspectives engendrées par la crise sanitaire sur le plan économique. Leur discours serait plus adouci si les diffuseurs les rassuraient quant aux traites qu’ils se refusent de payer jusque-là. Le 5 avril, Canal+ n’a ainsi pas versé la dernière échéance prévue dans son contrat avec la LFP (110 M€, dont 43 millions pour des matches déjà joués). beIN SPORTS n’a pas non plus réglé la traite prévue à la même date (42 M€, dont 15 millions pour des rencontres qui ont déjà eu lieu).

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Ces millions d’euros non versés – pourtant compris dans les budgets prévisionnels de chaque club de L1 – sont autant de manques à gagner inquiétants pour envisager l’avenir sereinement. Une négociation a donc été entamée, mais ces tractations n’ont pas abouti. Cela pousse Roxana Maracineanu à amorcer « une médiation » des pouvoirs publics. « Je propose à la LFP et aux chaînes de faire intervenir, s’ils le souhaitent, le médiateur des entreprises de Bercy pour essayer de sortir du différend sur le paiement des droits télé qui les oppose aujourd’hui, révèle la Ministre des Sports dans L’Équipe. On a sensibilisé le médiateur des entreprises au ministère de l’Économie et des Finances pour qu’il puisse s’impliquer dans la négociation en cours et écouter les deux parties afin de trouver un chemin d’entente. S’ils sont d’accord, la médiation se fera au ministère de l’Économie avec le ministère des Sports autour de la table, mais ce n’est pas une obligation. »

« Le moment le moins bien choisi pour régler des comptes »

L’ancienne championne de natation va plus loin dans son discours et demande une trêve à long terme. « Aujourd’hui, plus que jamais, on a besoin de bienveillance de la part des uns et des autres pour que l’esprit du contrat soit respecté et que les gens arrivent à se mettre d’accord, poursuit Maracineanu. Je pense que cette crise est le moment le moins bien choisi pour régler des comptes. Il y a des questions de survie économique du sport, même si elles ne sont pas à mettre sur le même plan que celles des gens qui doivent relever le défi du Covid-19 au quotidien. »