Flop 50 : les 50 plus grands bides de la Ligue 1 (de 40 à 31)

Durant la trêve internationale, « But ! Football Club » s’est interrogé sur les pires flops de l’histoire des clubs de Ligue 1. Chaque journaliste de notre rédaction a donc établi son classement et attribué ses points. Second volet de notre classement, de la 40e à la 31e place.

40. Sanogo – Bergessio, symbole de la politique Comolli

Ancien directeur sportif de l’ASSE, Damien Comolli n’a pas été des plus inspirés au moment d’enrôler Boubacar Sanogo et Gonzalo Bergessio à l’été 2009 pour remplacer Bafétimbi Gomis. Plus de 12 M€ balancés pour un retour sur investissement minime… Et une condamnation aux Prud’hommes. Aujourd’hui, ce ne sont plus les Verts qui bénéficient des conseils en recrutement de l’ancien dirigeant de Tottenham et de Liverpool. Heureusement.

39. Paris dans la fosse à Turin

Ce soir-là, le PSG a presque regretté d’avoir remporté la C2 quelques mois plus tôt. Opposés à la Juventus de Zinedine Zidane et Didier Deschamps en Supercoupe d’Europe, Raï et sa bande prennent une dérouillée sans nom sur la pelouse du Parc des Princes (1-6). Le bourreau des Parisiens se nomme Michele Padovano, un type qui devait finir sa carrière au FC Metz. Le deuxième set, disputé trois semaines plus tard, s’arrêtera à 3-1. On vous laisse faire le total.

38. Luis, le retour de trop

Ne jamais revenir sur le terrain de ses exploits. Artur Jorge aurait dû le prévenir. Mais lorsque le PSG fait de nouveau appel à lui en décembre 2000, Luis Fernandez ne peut dire non. Hélas, quelques pas de danse victorieux face à l’OM n’effaceront pas des résultats moyens, six mois de suspension pour un accrochage avec M. Veissière dans le parking du Parc, des rapports houleux avec Ronaldinho et une flopée de recrues vite oubliées (De Lucas, Hugo Leal, Paulo Cesar, Andre Luiz, Nyarko…). Depuis, les supporters ne chantent plus « Luis ! Luis ! » à chaque crise…

37. Chalana, pas vraiment une recrue au poil pour Bordeaux

Au Portugal, Fernando Chalana est une légende. Un grand milieu de terrain du Benfica. Pour les supporters des Girondins, c’est surtout une arnaque à 18 millions de francs apparu seulement à 22 reprises en trois ans du fait de sa fragilité cristalline (1984-1987). Il disait quoi Claude Bez déjà ? « Avec Cha-la-na-na nana, ça va être Intervilles tous les quinze jours à Lescure » ? A croire que l’homme à la moustache a eu peur des vachettes …

36. Aulas et sa gestion du cas Gomis

On a beau être international, avoir planté 73 buts en quatre ans pour un club, ne jamais avoir eu un mot plus haut que l’autre contre ses employeurs … Et être traité comme un moins que rien. A l’été 2013, Bafétimbi Gomis en a fait l’amère expérience, lui qui s’est clairement vu indiquer la sortie par Aulas avant de revenir dans le groupe à la fin de l’été et de planter au calme 22 nouveaux pions. Niveau gestion humaine et financière, JMA s’est bien planté.

35. Le Maccabi Haifa humilie le PSG (1998)

Si l’élimination du très ambitieux PSG de Charles Biétry face à la très modeste équipe du Maccabi Haifa n’était pas assez humiliante, le scénario de cette double confrontation se charge de la rendre plus douloureuse encore. Au match aller, le club de la capitale parvient à ouvrir le score à la 84e minute sur un penalty généreux… avant de concéder l’égalisation dans la foulée. Au retour, après être miraculeusement revenus à 2-2 en fin de partie, les hommes d’Alain Giresse se montrent incapables de tenir ce résultat et s’inclinent dans le temps additionnel (3-2). Le début de la fin pour Gigi et Biétry…

34. Monaco et les pré-retraités de l’ère Deschamps

L’avantage de l’AS Monaco, c’est que le cadre de vie et la situation fiscale de la Principauté lui permettent d’attirer de très grands joueurs. Le problème, c’est que certains de ces joueurs viennent surtout profiter du cadre de vie et de la situation fiscale. Didier Deschamps l’a appris à ses dépens, lui qui se fait une spécialité, à son arrivée sur le Rocher en 2001, de recruter des grands noms étrangers. Mais pour un Morientes, combien de Bierhoff, Jugovic, Raducioiu, Saviola, Kallon ou Chevanton ? Ironie de l’histoire, c’est grâce à des joueurs venus de Troyes, Ajaccio ou Nice (Rothen, Prso, Evra) que DD atteindra la finale de la Ligue des champions en 2004.

33. OM, à jamais les premiers … à la barre

A Marseille, on évolue dans un univers à part. L’art des transferts rime avec milieu, comptes frauduleux, garde-à-vue … et procès. Une contre-culture locale. En plus de Bernard Tapie, Pierre Dubiton, Rolland Courbis ou même Robert Louis-Dreyfus sont passés par la case justice. Le prochain sur la liste : Jean-Claude Dassier, ex-président mis en examen.

32. Le « traitre » Fabrice Fiorèse

Comme il l’a prouvé à Guingamp, Fabrice Fiorèse n’était pas un mauvais joueur mais quand on est Lyon ascendant Balance, on n’a pas un bon karma. Ballon de plomb 2004 et simulateur notoire, l’attaquant a joué consécutivement au PSG et à l’OM… Deux clubs où il est aujourd’hui haï. Après sa carrière, le natif de Chambéry a échappé de justesse à une tentative d’enlèvement dans laquelle était mouillé son ancien coéquipier et « ami » Ghislain Anselmini.

31. Marseille, capitale du racket

Foued Kadir racketté par son cousin, cambriolages à répétitions chez les Gignac, Ayew, Runje et consorts, home-jacking violent au domicile de Lucho Gonzalez, car-jacking et menaces sur la route de l’entraînement racontés dans la presse par Daniel Van Buyten… La route vers la Commanderie, c’est le far-west !

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Classement : la rédaction. Textes : A.C et J.D