LOSC – Coronavirus : cet argument qui agace profondément Gérard Lopez

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S’il reconnaît que la santé doit être prioritaire au cœur de cette crise de coronavirus, Gérard Lopez (LOSC) n’aime pas qu’on lui fasse la morale sur la responsabilité des dirigeants du foot français.

Depuis le début de la crise sanitaire du Covid-19, les dirigeants de clubs qui ont le malheur de s’exprimer et de réfléchir à l’avenir essuyent critiques sur critiques. C’est notamment le cas de Bernard Caïazzo, président du Conseil de Surveillance de l’ASSE et du syndicat Première Ligue, de Jean-Michel Aulas (OL) … Ou encore de Gérard Lopez (LOSC), l’un des dirigeants les plus actifs pour tenter de sortir le football français de l’impasse.

« On ne finance plus un club de foot avec une baraque à frites et du mécénat »

Dans les colonnes du « Monde », l’homme d’affaires hispano-luxembourgeois a répondu à tous ceux qui l’accusent de plancher davantage sur un business-plan qu’à penser à la santé des gens : « Dès que l’on dit qu’il faut terminer le championnat, on répond: « Il y a plus important que le foot. » Oui, mais un club c’est aussi des employés, qui ne sont pas juste les joueurs, et qui dépendent de nous », a-t-il lâché, s’agaçant de l’image parfois simpliste de la situation :

« On ne finance plus un club de foot avec une baraque à frites et du mécénat. Les clubs sont des grosses entreprises avec de gros chiffres d’affaires, dont une partie importante des revenus provient des droits TV. Si on ne joue pas, il n’y a pas de droits TV », a-t-il rappelé. Financé sur l’emprunt de fonds privés et dépendant du trading joueurs, le LOSC pourrait d’ailleurs être l’un des clubs les plus durement impacté si la saison ne se finissait pas…