LOSC : loft, adieux ratés, avenir… Les confidences poignantes de Vincent Enyeama

LOSC - Mercato : Vincent Enyeama discute avec un club français ! 

Discret depuis la fin de son contrat l’été dernier et son départ du LOSC, Vincent Enyeama (36 ans) est sorti du silence dans la Voix du Nord.

Pudique, Vincent Enyeama ne s’est pas souvent plaint du traitement que lui a infligé le LOSC l’an passé. Mis à l’écart, le Super Eagle s’est confié comme rarement à la presse locale ce jeudi : « Je n’avais jamais vécu une histoire comme celle du loft. Payer un joueur pour le mettre à l’écart, pour qu’il ne joue pas, le laisser s’entraîner de son côté… Je n’avais jamais vu ça dans le football ».

« Je n’ai même pas pu dire au revoir au public »

N’ayant jamais eu d’explications de personne concernant sa mise à l’écart, l’emblématique portier comprend la décision sportive mais il a vraiment du mal avec la méthode employée : « Ils ont mis en place un nouveau projet, il faut le respecter. J’ai bientôt 37 ans, je peux comprendre. Mais la façon avec laquelle j’ai été écarté… Humainement, ce n’était pas bien. Ni pour moi, ni pour d’autres mecs qui ont tout donné pour l’équipe, comme Marko Basa ou Rio Mavuba, par exemple. On était tous très déçus. Marko, c’était un des meilleurs défenseurs de la Ligue 1. Rio a tout donné pour ce club. Et bam, du jour au lendemain, ils étaient écartés. Ils n’ont même pas été fêtés par les supporters. On ne leur a même pas rendu hommage. Je n’ai même pas pu dire au revoir au public, moi non plus… »

« Je me laisse encore jusqu’au mois de juin… »

Invité à évoquer son avenir, Vincent Enyeama, qui n’a plus joué depuis un an et demi, ne veut pas encore envisager la retraite sportive : « J’ai envie de continuer un petit peu, mais c’est compliqué. Je m’entraîne tous les jours, ici, dans ma maison. Je me maintiens en forme. J’avais quelques pistes en France, en Israël ou en Turquie. Mais, à mon âge (36 ans), mon état d’esprit est que je n’ai pas envie de quitter encore une fois ma famille. Cet hiver, je n’ai rien en France, en tout cas. Je me laisse encore jusqu’au mois de juin pour voir si un bon projet arrive. Je n’ai pas juste envie de rejouer, je veux prendre du plaisir. Et que ma famille soit bien. »

Arnaud Carond