LOSC : fidélité, retraite, reconversion… Les vérités du duo Florent Balmont – Rio Mavuba

Dans les colonnes de France Football, Florent Balmont et Rio Mavuba se sont longuement confiés sur leurs rôles respectifs au LOSC.

Au club depuis 2008, Florent Balmont et Rio Mavuba font partie des vieux du vestiaire. Un statut que les deux hommes assument pleinement : « Nous avons vu le club changer. A un moment, quand les résultats ont baissé, nous aurions pu dire : « Allez, on part, cela ne nous concerne plus. » Mais nous sommes restés, par amour pour ce club, auquel on donne tout. Dire qu’on fait partie des meubles est un compliment. Je préfère ça à changer de club tous les ans », glisse Balmont, rejoint par son coéquipier sur la question :  « J’aime défendre ses couleurs. J’ai toujours adhéré au projet, peu importe son évolution. Nous avons connu une période où l’on jouait le haut de tableau, où on gagnait des titres. C’est passé. Nous avons basculé sur autre chose », assène un Mavuba qui, malgré « des tentations » quand il est arrivé en fin de contrat l’été dernier n’est pas resté au club « par défaut ».

Balmont, une retraite pour 2017 ?

Concernant la retraite sportive, Mavuba ne se fixe pas de date butoir : « Tant que je ressens l’adrénaline à l’idée de disputer des matches, je poursuis l’aventure (…)Quand ça s’arrête, ce ne doit pas être évident. » De son côté, Florent Balmont a les idées claires : « Il me reste un an et demi de contrat. J’aurai alors 37 ans. Il faudrait vraiment que j’aie un bon challenge derrière pour continuer. Je me prépare à raccrocher. Choisir le moment est un luxe. J’ai des potes qui voulaient poursuivre et ont dû arrêter. J’ai envie d’être maître de mon destin. »

Mavuba se voit entraîneur, pas Balmont

Questionnés tous les deux sur la possibilité de devenir entraîneur, Balmont et Mavuba n’ont pas les mêmes aspirations. Le premier ne s’y voit pas : « Je les vois, les entraîneurs. Ils sont usés au bout de trois ans. Gérer les égos, subir la pression du club, des supporters, ça ne doit pas être facile. Je n’ai pas envie d’entrer là-dedans. En revanche, m’occuper des gamins, pourquoi pas. Je le fais déjà à travers mon académie. » Le second ne ferme pas cette porte : « Je suis en pleine réflexion. C’est dans un coin de ma tête. »