Equipe de France : Barthez, Coupet, Ruffier… Landreau dit tout !

S’il y en a un qui espère que l’équipe de France ira loin à la Coupe du monde, c’est Mickaël Landreau. Car au terme de l’aventure brésilienne, le troisième gardien des Bleus sera officiellement à la retraite. Point final d’une carrière exceptionnelle débutée en octobre 1996 et qui l’a vu s’asseoir sur le banc de la sélection plus souvent qu’à son tour (65 fois, record des joueurs en activité). Coéquipier modèle, Landreau n’a pas pris ombrage de l’arrivée dans le groupe France de Stéphane Ruffier, qui a bousculé la hiérarchie en s’emparant immédiatement de la place de numéro deux après le forfait de Mandanda alors que celle-ci aurait dû revenir à Landreau. « Je dois m’adapter à ce qu’il est, et faire tout mon possible pour qu’il se sente au mieux dans son rôle de doublure, a expliqué « Mika » dans « L’Equipe ». Comme on se connaît peu, il faut qu’on apprenne à vivre ensemble, à travailler ensemble. Pour l’instant, tout se passe super bien. Avec Steve (Mandanda), on se connaît depuis des années. On a une vraie complicité. Et Hugo (Lloris), je l’ai découvert lors de ces deux dernières années. Je pense qu’il sait qui je suis… »

« Barthez-Coupet, un truc de fou »

Bref, l’ambiance entre les trois portiers est loin d’être aussi tendue qu’en 2006, quand Grégory Coupet n’avait pas accepté que Fabien Barthez demeure le numéro un des Bleus en dépit de performances mitigées tout au long de la saison. « Entre 2004 et 2006, il y avait une concurrence incroyable entre Fabien Barthez, l’incontestable numéro un, et Grégory Coupet, se souvient Landreau. C’était un truc de fou, je vous l’assure ! Et d’ailleurs, Fabien Barthez s’est mis à ne plus apprécier Mickaël Landreau, qui était très proche de Grégory Coupet. Dans mon esprit, Barthez était le titulaire, c’est d’ailleurs sans doute le meilleur gardien de l’histoire du football français. Mais mon rôle était de tout faire pour que Greg n’envoie pas tout balader et reste jusqu’au bout. Il fallait le ramener sans cesse à la raison. Il n’était pas bien du tout. Peu à peu, un équilibre s’est créé. Moi, j’étais avec Greg, et Fabien passait beaucoup de temps avec Fabrice Grange, qui épaulait Bruno Martini dans sa tâche d’entraîneur des gardiens ».

Surfez sur But ! Football Club depuis vos mobiles en téléchargeant notre application pour Iphone et Android.