OL : 4 raisons de grimacer après le nul face au Zénith (1-1)

OL : un consultant suggère de sortir Moussa Dembélé du onze !

Incapable de battre le Zenith Saint-Pétersbourg pour son entrée en lice en Ligue des Champions (1-1), l’OL s’est déjà compliqué la vie dans son groupe. Analyse.

Les Gones manqueront le carton plein à domicile

Juninho appuyait sur le fait que pour sortir de la poule cette saison, il faudrait être maître à domicile. Le “sans-faute” est d’ores et déjà manqué pour l’OL qui, comme l’an passé, n’est pas parvenu à remporter sa première à la maison face à un club de l’Est. Le plus embêtant c’est que ce Zenith n’avait rien d’un ogre. Un éclair du tandem Azmoun – Dzyuba aura suffi à désorganiser un axe central lyonnais trop statique (41e). Le pire est évité mais ce sera autrement plus dur face à Leipzig et Benfica…

Offensivement, le trio ne fonctionne pas

On peut quand même s’interroger sur l’organisation offensive de l’OL. En pointe, Moussa Dembélé ne voit pas un seul centre, encerclé par les solistes Memphis Depay et Bertrand Traoré et comme les latéraux ne montent pas difficile pour lui de faire valoir ses qualités. Le Néerlandais a certes obtenu et transformé un penalty (50e) mais ses choix n’ont que rarement été les bons. Encore une fois à des années-lumières du playmaker qu’il est pour les Oranje. De son côté, le Burkinabé a démarré le match de manière appliquée avant de multiplier les approximations et de sortir sous les sifflets d’une majorité du stade (77e).

Jeff Reine-Adélaïde seul au dessus de la mêlée

Dans la pâle copie lyonnaise, il a encore été l’éclaircie. Jeff Reine-Adélaïde a repris le rôle laissé vacant par Tanguy Ndombélé. L’ancien Angevin casse les lignes, efface, joue systématiquement vers l’avant… Il aurait pu être récompensé de sa solide prestation par un but après un une-deux réussi avec Léo Dubois. Malheureusement sa tentative de l’extérieur du coup de pied a fui le cadre (60e). Difficile de comprendre sa sortie à la 85e minute quand Thiago Mendes réalisait une prestation quelconque.

Sylvinho, roi du coaching de dernière minute

Encore une fois, le coach de Sylvinho interroge. Sur sa composition de départ, le Brésilien avait choisi de laisser sur le banc Joachim Andersen et Houssem Aouar. Pourquoi pas vu leurs dernières prestations ? Mais quand il a fallu apporter du changement et amener de la folie dans le match, ce fut encore très tardif. 77e pour l’entrée de Maxwell Cornet, 85e avant de voir Martin Terrier et un changement de système avec quatre offensifs. Le Zenith faiblissant et ne jouant plus les coups qu’à deux ou trois après la 70e minute, peut-être aurait-il fallu s’activer avant.

Alexandre CORBOZ, au Groupama Stadium.