par La rédaction

OL – Grasshopper Zurich : un match qui vaut déjà très cher…

En enchaînant la réception du Real Madrid en amical et son premier match officiel de la saison face au Grasshopper Zurich, l’Olympique Lyonnais ne doit pas se tromper d’objectif.

Le plus important est bel et bien le match de demain. Dès la sortie du match face au géant madrilène, ils étaient déjà nombreux à le rappeler parmi les joueurs … Et le discours n’a pas varié d’un iota à la veille de cette rencontre face au second du championnat de Suisse. Oui, Stéphane Grichting n’est pas Cristiano Ronaldo ou Karim Benzema. Mais cela n’a aucune importance comme le rappelle Mouhamadou Dabo : « Quand on rentre sur le terrain, on ne regarde pas qui il y a en face, si c’est un grand joueur ou pas. On prend tout le monde au sérieux », confesse le latéral rhodanien qui estime malgré tout que le match amical face à Madrid est « bien tombé » pour préparer Zurich : « Ça nous a permis de nous étalonner face à une grande équipe. C’est plutôt encourageant pour la suite », poursuit l’ex-Stéphanois, ragaillardi par le bon résultat (2-2) face au club merengue.

Mais Madrid n’était qu’un gala avant le plat de résistance à la dimension financière pas négligeable pour un OL qui touche enfin au but avec les débuts annoncés des travaux de son Grand Stade et qui ne peut se permettre de cracher sur la manne liée à la C1 : « Je ne me focalise pas sur l’aspect financier même si je sais que c’est très important pour le club. Mon premier objectif, c’est de gagner. C’est l’essentiel ! » Même son de cloche du côté de son entraîneur Rémi Garde : « Si l’argent faisait courir plus vite, ça se saurait. Non, le plus important c’est d’avoir envie de se surpasser et de réussir quelque chose tous ensembles. On va finir le mieux possible le travail entamé l’an passé. »

« On n’est pas là pour se plaindre »

Pour la première fois depuis son épopée en Coupe Intertoto en 1997, l’OL va commencer sa campagne européenne en juillet. « On a bien conscience que pour la première fois dans l’histoire de la Ligue des Champions, on inaugure cette formule malheureuse pour les clubs français. Mais bon …On n’est pas là pour se plaindre. Je pense qu’on est prêt pour ce match face à Zurich (…) Le plus difficile, c’est de bien se rendre compte qu’on joue la Ligue des Champions demain. Mais je sens une grande détermination de la part de mes joueurs », assène Rémi Garde, qui prend les Grasshopper très au sérieux : « Je n’ai jamais dit que c’était un tirage favorable. Comme pour tous les tirages, on ne sait qu’après si c’est bien ou pas. J’ai observé cette équipe de Zurich. Ils ne sont pas là par hasard. Ils ont battu Bâle en finale de la Coupe l’an passé… C’est une équipe bien structurée, en place. C’est une équipe équilibrée. A nous de faire la différence. »

Pour ne pas se trouver en difficulté avant le match retour dans huit jours, l’OL sera bien inspiré de creuser l’écart dès le match aller. Attention au piège car Zurich, qui a déjà démarré son championnat depuis trois journées, est actuellement en pleine bourre (1e avec deux victoires et un nul).

Alexandre CORBOZ