OL – LOSC (2-2, 4-3 aux tab) : la qualif, les supporters, Cherki… Rafael se lâche

true

Frais et spontané, Rafael s’est arrêté face aux micros mardi soir après OL – LOSC (2-2, 4-3 aux tab). L’occasion pour ce bon client de lâcher les chevaux. Verbatim.

Rafael, vous êtes passé par toutes les émotions ce mardi face au LOSC…

Rafael : Oui. La fin de match a été très dure. J’étais persuadé qu’il n’y avait pas péno. Je suis sûr d’avoir touché le ballon. Maintenant, on a gagné et ce que je pense n’est pas le plus important… Ce soir, on n’a pas été terrible techniquement mais, dans un match de Coupe, le plus important, c’est de gagner.

On ne voit plus le même OL depuis le retour des vacances…

Oui, c’est exactement ça ! On est parti en vacances, on a retrouvé de l’énergie, on s’est remis à gagner les matches qu’il faut. Cela redonne de la confiance. Mais attention, ce ne sont pas seulement les vacances qui font qu’on revient bien ! Même si cette période a été importante pour les joueurs, on a aussi beaucoup travaillé.

« Moi aussi, je suis supporter. Moi aussi, j’insulte les joueurs »

Il y a eu de belles images avec le public après la qualification …

Mais bien sûr ! Et on aime le foot pour ça. Moi aussi, je suis supporter. J’ai mon équipe au Brésil. J’ai toujours envie de les voir gagner. Quand ce n’est pas le cas, j’insulte les joueurs devant ma télé. Je comprends ce que vit un supporter et c’est normal. Maintenant il ne faut pas manquer de respect au stade. C’est juste ça… Ce soir, c’était vraiment magnifique !

En un mois, vous êtes passé des embrouilles à une grosse communion …

(Rafael voit passer Marcelo dans son dos) Il est là, il est là ! (rires) En ce moment, on est tous ensembles. C’est pour ça qu’on gagne, que les résultats reviennent… On sent que les supporters sont avec nous.

Que représente une finale au Stade de France pour vous ?

Pour moi, ça représente beaucoup. Je suis là depuis quatre ans et demi. Je ne suis jamais allé en finale. On joue pour disputer des finales, pour gagner des titres… J’espère qu’on continuera comme ça et qu’on gagnera la finale. C’est le plus important.

Comment avez-vous vécu l’avènement de Rayan Cherki samedi dernier à Nantes ?

Ecoute, je vais te dire un truc : à Lyon, la formation est magnifique. Je vois des joueurs ici qui sont d’une qualité… J’ai joué à Manchester United. Il y a des joueurs sortis du centre qui étaient magnifiques mais ici c’est impressionnant…

Mais Rayan Cherki, est-il réellement spécial ?

Bien sûr ! Tu n’as pas regardé le dernier match ? (Rires) Non mais il faut travailler, il faut qu’il apprenne à défendre. Dans le foot, il faut que tout le monde défende… Mais c’est un joueur spécial. J’en suis sûr et certain.

A l’entraînement, c’est dur de défendre sur lui ?

Ah, ça … Oui, c’est très très dur. Après, comme je l’ai dit, c’est dur de défendre mais c’est facile de passer. Il faut qu’il travaille là-dessus. Ça va dans les deux sens (rires)…

Alexandre Corboz

Journaliste à But! depuis 2008