OL – Mercato : Aulas, Betis, Liverpool… les vérités très cash de Nabil Fekir 

L’ancien capitaine de l’OL Nabil Fekir s’est confié dans L’Équipe concernant sa nouvelle vie en Espagne en évoquant des souvenirs douloureux. Morceaux choisis. 

Fekir n’avait-il pas plus cliquant que le Betis Séville ?

« Je suis très heureux au Betis. Et le plus important, c’est que je sois bien dans ma tête. C’est mon choix, je ne le regrette pas. C’était le meilleur projet à mes yeux. Le club comme ses supporters méritent de jouer l’Europe et l’objectif, c’est justement d’y retourner. Le public est extraordinaire. J’ai été marqué par sa ferveur. C’est un jeu différent de la France, beaucoup plus technique. Ça me correspond un peu plus. Je suis épanoui humainement et sportivement. C’est ce qui compte. La Liga, c’est un Championnat qui m’a toujours attiré et j’ai la chance aujourd’hui d’y évoluer, au sein d’un club familial. J’ai retrouvé l’épanouissement qui m’a, peut-être, un peu manqué l’an dernier.

A-t-il fait l’année de trop à l’OL ?

Non, ce n’était pas l’année de trop. Lyon, c’est un club qui m’a révélé, qui m’a tout apporté. C’est ma vie, ma ville. J’y ai toute ma famille, mes amis. La saison dernière a juste été différente des autres. Je n’ai pas fait la préparation comme tout le monde. Derrière, j’ai livré des prestations en dessous de mon niveau. Les critiques, j’ai essayé de ne pas y faire attention. Après, oui, ça jouait forcément sur mon mental, sur moi. Mais ce n’est pas ça qui a fait que j’ai réalisé une saison moyenne. Aujourd’hui, ça m’arrive encore d’y penser.

Quels rapports garde-t-il avec Jean-Michel Aulas ? 

Il y a eu des discussions et on m’a proposé cette prolongation. Mais le président connaissait mon souhait de connaître autre chose. C’était important pour moi de grandir en tant qu’homme. Il l’a compris, même s’il a tenté de me convaincre de l’inverse. Après, c’est une personne qui a toujours fait le maximum pour que je me sente bien, à l’aise. On a toujours eu de bonnes relations.

Comment expliquer son transfert avorté à Liverpool en 2018 ? 

Ça m’a touché parce qu’il y a eu un nombre incroyable de mensonges racontés à ce sujet. Tout ce qui s’est dit sur ma famille notamment. Moi, je suis tranquille car ce qu’il s’est dit, ce n’est pas la vérité. Le genou, il va très bien. Si mon genou était vraiment dans une situation critique, vous pensez qu’Aulas m’aurait fait une telle proposition de prolongation ? La vérité ? Sachez que même moi, je ne la connais pas ! J’ai fait ma visite médicale à Liverpool et, derrière, ils ont décidé de ne pas me faire signer. À un moment, ils ont voulu me faire croire que c’était le genou. Mais il fallait bien une excuse.

Bastien Aubert