OL : OM, supporters, Bielsa… les confessions de Jérémy Morel

Stade Rennais - Mercato : Jérémy Morel arrive libre (officiel)

Le défenseur de l’OL Jérémy Morel, souvent pris en grippe par les supporters, a rétabli certaines vérités dans L’Équipe du jour. Morceaux choisis : 

L’acharnement des supporters de l’OL

Une minorité s’acharne et que je ne veux pas lui donner raison. Je ne vais pas m’attarder sur quelques imbéciles. À partir du moment où tu sais qu’à la moindre erreur, à la moindre défaite, c’est toi qui va être critiqué, tu apprends à prendre sur toi. Peut-être que de l’extérieur je suis vu comme un mec pas vraiment rigolo alors que j’adore me marrer, même si j’ai peut-être un humour un peu spécial. Peut-être que je suis trop en décalage. Mais je n’ai aucune envie de changer ma façon d’être. Et puis, je me suis toujours bien intégré dans les vestiaires. Tant que j’ai la confiance des entraîneurs, c’est l’essentiel.

La confiance Marcelo Bielsa : 

Je prenais du plaisir sur le terrain. C’était lié aussi au travail, à une nouvelle méthode avec un coach étranger. Cette année-là, il a réussi à tirer le meilleur de chaque joueur. Qu’il ait soumis mon nom à la Lazio Rome, l’été dernier, je le prends surtout comme une forme de reconnaissance. Je suis d’un naturel introverti, lui ne parlait pas beaucoup non plus, mais il y avait une estime mutuelle, je crois. Qu’il s’intéresse encore à moi après Marseille, c’était gratifiant.

L’OM lui a beaucoup appris sur lui-même : 

Je ne pensais pas être capable de recevoir autant de coups et de rebondir toujours derrière. Je comprends mieux aujourd’hui pourquoi certains joueurs, notamment à Marseille, ne sont pas passés. Quand le public s’acharne sur un joueur, sa vie devient très compliquée. C’est le revers de la médaille : on gagne bien notre vie, mais on a des obligations, on peut nous alpaguer dans la rue. Et on se doit d’être irréprochable.

JP