OL : Rudi Garcia, contexte, joueurs… Jean-Michel Aulas sort la com’ de crise !

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Seizième de Ligue 1 ce matin, l’OL s’est réveillé avec la gueule de bois ce dimanche matin après le nul face à Dijon (0-0). Pire, à la faveur des résultats du jour, les Gones pourraient même se retrouver 18e à l’issue de cette 10e journée. C’est le moment choisi par Jean-Michel Aulas pour accorder un long entretien à L’Equipe. Morceaux choisis.

Ses motifs d’espoir

« On était sur une pente descendante : il n’y avait pas de jeu, pas suffisamment d’engagement, pas les bons choix tactiques. Là, si on prend les paramètres, on est reparti sur une qualité de jeu supérieure, notamment en deuxième période (…) On a frappé 24 fois au but, avec une dizaine d’occasions assez nettes. Je pense qu’on a été maladroit. La maladresse, elle peut venir de joueurs qui ne sont pas en confiance (…) On est dans une spirale qui va vers le haut alors qu’on était jusqu’ici dans une spirale qui nous descendait aux enfers…»

Sur le contexte

« Le contexte était lourd. Moi, parce que je suis dirigeant depuis trente-deux ans, j’arrive à faire front. Et je sais bien que la réaction populaire, elle est spontanée et que les gens ne raisonnent, peut-être, pas assez. »

Sur l’apport de Rudi Garcia

« J’ai vu ce qu’il s’est passé à la causerie et dans le vestiaire. J’ai trouvé un changement. Il n’y a pas photo (…) Malgré le fait qu’il soit passé par Marseille et que cela choque un certain nombre de supporters dans un jugement un peu rapide, Rudi (Garcia) a bien pris les choses en main. Il a amené une rigueur qu’on avait perdue et qui était surtout la base de ce qu’on délivrait sur le terrain. Il n’y avait pas de rigueur à l’entraînement et dans la vie de tous les jours. Derrière, en match, on se liquéfiait (…) J’ai bien aimé le discours interne de Rudi. Ce n’est pas parce qu’il a dit il y a un an qu’on était avantagé par l’arbitre que je ne vais pas reconnaître qu’il a fait un très bon discours et une très bonne prise en main des joueurs depuis mardi. On ne l’a pas choisi parce qu’il a pu dire qu’on était des nazes et qu’on était avantagés par l’arbitrage. On l’a choisi parce qu’on pense qu’il est le plus capable à transmettre cette énergie aux joueurs pour qu’ils se sortent de cette situation. »

Sur les joueurs

« Il y a eu une banderole pour rappeler qu’on avait changé deux fois de coach mais que c’étaient les mêmes joueurs, pour la plupart, qui sont là. Elle a un fond de vérité. Ce n’est pas de l’indulgence que je réclame. C’est du management de base, de la psychologie (…) Les supporters sont plus agressifs, avec des morceaux moins choisis d’analyses et de sanctions. Nous, on pense que sans des joueurs motivés et valorisés, on n’a aucune chance de se redresser. Après, on verra en décembre puis en juin, ce qu’il y aura lieu de faire… Il y a sûrement des joueurs qui, à l’intérieur, ne font pas forcément tout ce qu’il faut (…) Des joueurs me déçoivent. Je ne vais pas les citer parce qu’ils se reconnaîtront. La saison dernière, certains étaient les meilleurs dans leurs clubs et qui, aujourd’hui, sont l’ombre d’eux-mêmes. Thiago Mendes ? Il y a peut-être des raisons que je ne connais pas ou que je ne veux pas prendre en compte mais lui comme d’autres doivent complètement s’assumer et se reprendre. On les a achetés parce que ce sont de très bons joueurs et qu’on voulait les faire progresser. Mais il n’y a pas que Thiago Mendes. »

Sur l’erreur Sylvinho

« Je reconnais la mienne au niveau du manque d’expérience de Sylvinho, même si j’ai critiqué ceux qui pensaient qu’il n’avait pas d’expérience. Je me suis trompé, ils avaient raison, je dois l’avouer. »

Sur son retour au front médiatique

« Si je dois apparaître un peu plus, je le ferai. Au risque de me faire railler par ceux qui diront :  »Ah ah ah, il voulait disparaître mais il revient ! ». Si je reviens, ce n’est pas pour me faire plaisir, c’est pour rendre service à l’institution et pour faire en sorte qu’on s’en sorte tous ensemble. »

Arnaud Carond