OL : son départ, le vestiaire, Genesio, le Mercato … Hubert Fournier sort du silence !

Dans une interview accordée à Eric Carrière pour le compte de l’émission J+1 sur Canal+ Sport,  Hubert Fournier est vraiment sorti pour la première fois de son silence après son limogeage de l’Olympique Lyonnais. Verbatim.

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Son moral

« C’est toujours difficile. Mais cela fait partie de la vie d’un coach. Ça va, j’ai passé le cap. »

Son départ

« Mon départ s’est formalisé quelques jours après la trêve mais l’histoire était terminée depuis quelques temps. La chute, ça a été le match perdu face à Gent chez nous. Le président a parlé d’un départ à l’amiable mais c’est de la sémantique. J’ai été licencié. Dans ces cas-là, personne ne veut aller devant une juridiction pour solutionner un litige. On a trouvé une solution. »

Lâché par le vestiaire ?

« Je ne pense pas. Pas par la majorité en tout cas. Certains étaient moins en écoute et voulaient un changement de coach pour leurs intérêts personnels. On est dans une génération où ça zappe vite. On change parce qu’on pense que c’est la meilleure solution. »

Le vestiaire

« C’était difficile d’intégrer les nouveaux. Ce n’était vraiment pas simple. Les Lyonnais sont dans leurs cocons, avec leurs amis. Ils se connaissent depuis longtemps et ne ressentent pas le besoin d’aller vers les autres. »

Le cas Alexandre Lacazette

« Il sortait d’une grosse saison. C’était logique qu’il renégocie son contrat. Après, peut-être qu’il l’a mal vécu, peut-être qu’il aurait fallu faire autrement dans le cas d’Alex. Il aurait peut-être fallu l’accompagner, faire différemment dans le traitement médiatique…Ça l’a fragilisé. Dans mes déclarations après le match de Rennes (défaite 2-1), j’aurais sans doute dû faire différemment même si, sur le coup, je n’ai pas eu conscience de l’avoir trop mis en avant. »

Le recrutement

« Le président est très impliqué dans le recrutement. Il est en contact direct avec les agents. Est-ce que j’avais la possibilité de mettre mon véto ? C’est toujours possible même si j’étais solidaire des choix. Mais, pour prendre un exemple, Mapou n’a pas été quelqu’un qui, dans un premier temps, avait été observé. On était parti sur d’autres profils comme Nkoulou. Simplement, ça a trainé. Il fallait prendre quelqu’un… »

Le staff lyonnais

« Le staff est là depuis des années. Est-ce qu’ils m’ont soutenu ? Quand on est en difficulté, on est toujours isolé. D’autant plus isolé que je n’ai pas le vécu qu’ils ont ensembles. Jo (Bats), c’est 14 ans à l’OL. Bruno (Genesio), 10 ans. Gérald (Baticle), 5 ans. Ils ont une affinité qu’on ne peut pas créer en un an et demi mais je n’oublie pas ce qu’on a fait ensemble. Après, pour Michel (Audrain), qui est arrivé avec moi, ça a été compliqué. Il est arrivé dans un staff en place. »

L’intronisation de Bruno Genesio

« Bruno souhaitait le poste la saison d’avant. Je n’en veux pas à Bruno. C’est le choix du président. »

Son avenir

« L’étranger ? Je ne pense pas que j’ai fait le tour en France. Il y a des choses à faire. »

Alexandre Corboz

Journaliste à But! depuis 2008