L'instant OM : et la rudesse, bordel ?!
par Raphaël Nouet

L'instant OM : et la rudesse, bordel ?!

Supporter de l'OM devant l'éternel (qui, pour lui, s'appelle Raymond Goethals), Raphaël Nouet revient chaque mercredi soir sur l'actualité chaude de son club de cœur.

Supporter de l'OM devant l'éternel (qui, pour lui, s'appelle Raymond Goethals), Raphaël Nouet revient chaque mercredi soir sur l'actualité chaude de son club de cœur.

“A chaque fois qu'on pense grand OM, on visualise un dribble de Roger Magnusson ou Chris Waddle, un but de renard de Josip Skoblar ou Rudi Völler, une reprise fantastique de Jean-Pierre Papin, une passe magique de Lucho Gonzalez, un coup de canon de Franck Sauzée… C'est normal mais c'est occulter sciemment une grande part du succès marseillais à travers les époques et qui manque cruellement à l'OM actuel : des joueurs qui se font respecter.

Dans les années 70, Jules Zvunka pratiquait l'intimidation et le tacle violent pour faire comprendre à son adversaire qu'il devait rester tranquille. Il a mis sur le flanc le Stéphanois Jacques Santini pour plusieurs mois après s'être essuyé les crampons sur son genou. Dans les années 80-90, Carlos Mozer, Basile Boli, Bernard Casoni et l'inoubliable Eric Di Méco faisaient régner la terreur sur les pelouses françaises et européennes. Personne ne les intimidait, personne ne leur marchait dessus. Et c'est tout sauf un hasard si l'OM a connu ses plus belles heures à ce moment-là.

Aujourd'hui, c'est ce qu'il manque à cette équipe. Nos défenseurs sont tous bons mais trop gentils. Sakai, Kamara, Caleta-Car, Amavi… Il n'y en a pas un pour sauver l'honneur de l'autre en fracassant le mec qui vient de le dribbler. Il n'y en a pas un pour, dans un moment difficile pour l'équipe, cibler le meilleur joueur en face, lui faire un tacle d'assassin et déclencher une mêlée générale qui boostera tout le monde. Je fonde beaucoup d'espoirs à ce niveau sur Alvaro Gonzalez. J'espère que quand il sera un peu mieux intégré, il n'hésitera pas à distribuer des coups.

Vous me direz qu'aujourd'hui, entre les 200 caméras dans le stade, la VAR et la commission de discipline, un Carlos Mozer ne jouerait qu'un match sur dix. C'est partiellement vrai. Car un Sergio Ramos sait se faire respecter au Real, idem pour un Giorgio Chiellini à la Juventus. Et en France, même si je le déteste comme tous les autres mercenaires du QSG, je rappellerai que Thiago Silva s'est payé Kylian Mbappé en finale de la Coupe de la Ligue 2017. Il paraît que l'attaquant, alors monégasque, a fini en pleurs dans le vestiaire. Et quelques mois plus tard, il allait retrouver Silva à Paris pour progresser chaque jour à l'entraînement…

Ce qui m'irrite le plus quand je vois jouer l'OM depuis quelques années, ce ne sont pas les défaites, c'est le manque de révolte. C'est compréhensible de perdre contre l'OL ou le QSG vu l'écart de budgets. Ça ne l'est pas qu'aucun de leur joueur n'ait terminé sur une civière. La seule fois depuis dix ans où l'on a joué de façon très agressive, c'était lors du Clasico de l'automne 2017. Et on a été à deux doigts de le gagner. Alors messieurs les Olympiens, ce soir à Nice, merci de gagner. Et si ce n'est pas possible, faites au moins payer la note aux Aiglons !"

R.N.

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