L’instant OM : Villas-Boas dans la lignée de Deschamps et Goethals

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Supporter de l’OM devant l’éternel (qui, pour lui, s’appelle Raymond Goethals), Raphaël Nouet revient chaque mercredi soir sur l’actualité chaude de son club de cœur.

“Rolala, quel bonheur, quelle félicité depuis plus d’un mois ! On enchaîne les victoires, les matches sont de plus en plus vivants, tous les joueurs se donnent à fond jusqu’au coup de sifflet final. Et en plus, on se paye nos rivaux historiques, hier Monaco, Sainté et Lyon, aujourd’hui Bordeaux… Quel pied ! Dimanche, le Girondin Renaud C., ancien de But!, a pu chambrer pendant vingt minutes. Depuis, plus de nouvelles, silence radio total, si bien que j’hésite à contacter la police pour lancer un avis de recherche.

Le grand thème de la semaine écoulée a été, me semble-t-il, la tactique. Que ce soit à Angers (2-0) ou contre Bordeaux (3-1), André Villas-Boas a montré qu’il était un as dans ce domaine en prenant de court Stéphane Moulin puis en contrant son compatriote Paulo Sousa. Les Angevins ont la même tactique de poil-à-gratter depuis des années. Ça n’a pas échappé à AVB et son staff, qui leur ont laissé le ballon, conscients qu’ils ne sauraient pas quoi en faire. C’était fort.

Mais dimanche, ça a aussi été grandiose : Sousa avait noté que les Marseillais étaient en difficulté quand leurs lignes étaient distendues et que l’adversaire jouait rapidement le contre. Il a donc demandé à ses troupes de relancer près de la surface puis de taper loin devant. Ça a marché une mi-temps. A la pause, Villas-Boas avait déjà la solution au problème sous la forme d’un pressing très haut sur les trois défenseurs axiaux. Ce qui a notamment amené le deuxième but, inscrit par Sanson.

Il me semble que depuis Didier Deschamps, on n’avait plus eu d’entraîneur aussi fort tactiquement. Tellement fort qu’il arrive à faire déjouer les adversaires. Rudi Garcia était censé être comme ça mais on a vu qu’en dehors de son premier match, quand il avait garé le bus devant le but de Mandanda au Parc, il n’a rien réussi de bon, se trouvant plus souvent dans le camp du perdant au petit jeu de la tactique.

Franck Passi, on n’en parle pas ; Marcelo Bielsa, lui, est un as en tactique mais il ne s’adapte jamais à l’équipe en face, ce qui est sa grande limite. Car quand ses joueurs n’ont plus de jambes pour appliquer ses consignes, faute de plan B valable, ils s’effondrent. José Anigo, Elie Baup, Eric Gerets, Albert Emon… La tactique n’était pas leur qualité première. Jean Fernandez un peu mais il n’a pas eu le temps de beaucoup nous faire rêver avec.

Rolland Courbis était un as dans ce domaine mais je trouve que ses paris étaient autant réussis que ratés. Avec ses idées, soit tu remontais un 0-4 contre Montpellier, soit tu t’en prenais quatre à Bollaert avec une équipe bis… A mes yeux, Villas-Boas est de la même trempe au niveau tactique que Deschamps ou le glorieux Raymond Goethals. On notera que ce sont les deux derniers entraîneurs à avoir remporté des titres avec l’OM. Pour tout ce qu’il montre depuis cinq mois, j’espère que le Portugais figurera bientôt aux côtés de ses deux devanciers dans la légende olympienne ! »

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Raphaël Nouet

Journaliste à But! depuis 2001